Libye : la pression monte contre Kadhafi

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Libye : la pression monte contre Kadhafi
@ Montage photo Reuters
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Retrouvez les évènements de lundi, 14e journée de mobilisation contre Mouammar Kadhafi.

L'opposition contrôlait lundi de vastes zones en Libye, y compris les principaux champs de pétrole, alors que le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans, restait sourd à la pression internationale. Au 14e jour de l'insurrection, ses forces ne contrôlaient plus que Tripoli et sa région. Les Etats-Unis ont annoncé l'envoi de forces aériennes et navales près de la Libye sans évoquer, toutefois, d'intervention armée. En revanche, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice, a appelé à un départ du dirigeant libyen.

Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté lundi un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Kadhafi et 25 de ses proches.

Retrouvez les évènements de la journée de lundi ci-dessous :

21h56: les déclarations de Kadhafi sont "délirantes". Les déclarations du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sur l'amour que son peuple éprouve pour lui sont "délirantes", a estimé lundi l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice. "Franchement, ça paraît délirant, quand il parle et rit face à un journaliste étranger tout en massacrant son propre peuple", a affirmé aux journalistes Susan Rice, qui venait de participer à une réunion en grande partie consacrée à ce dossier à la Maison-Blanche, entre le président Barack Obama et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Cela montre à quel point il n'est pas qualifié pour gouverner et à quel point il est déconnecté de la réalité", a-t-elle encore dit. "Il est temps que Kadhafi parte", a-t-elle conclu.

21h53 : au moins deux morts. Des forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont tiré lundi soir sur des passants à Misrata, faisant au moins deux morts et un blessé grave, a indiqué à l'AFP un témoin joint par téléphone. "Des hommes armés pro-Kadhafi ont tiré sur des passants depuis leur véhicule. Deux martyrs et un blessé grave ont été admis au Complexe des cliniques de Misrata", à 150 km à l'est de Tripoli, a indiqué à l'AFP ce témoin sous couvert de l'anonymat. "Ils tirent encore sur les gens", a-t-il dit. On distinguait des coups de feu au téléphone. "Les habitants ont toujours le contrôle de la ville. Mais ils ne sont pas armés et nous sommes encerclés par les forces de Kadhafi". Les villes de Zliten, à l'ouest de Misrata, et Syrte, ville natale du colonel Kadhafi, à l'est, sont toujours sous contrôle du régime, a-t-il rappelé.

21h22 : Kadhafi appelle l'ONU à venir. Mouammar Kadhafi a invité lundi les Nations unies à envoyer une mission d'information en Libye, rapporte la chaîne de télévision ABC. Interviewé par la journaliste Christiane Amanpour, le dirigeant libyen a également nié avoir fait attaquer des manifestants par son aviation. Mais il a reconnu que des avions avaient bombardé des sites militaires et des dépôts de munitions. Le n°1 libyen était interrogé par la journaliste vedette d'ABC dans un restaurant de Tripoli situé sur le littoral.

L'interview exclusive de Kadhafi diffusée sur ABC :



20h40 : La flotte américaine se rapproche des côtes libyennes. "Nous rapprochons des bateaux de la Libye au cas où on aurait besoin d'eux", a déclaré le colonel David Laplan, porte-parole du département américain de la Défense. Il a ajouté que des avions étaient également repositionnés plus près de la Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi est confronté à un soulèvement populaire sans précédent. On ignore pour le moment la position exacte des bâtiments de l'US Navy croisant aujourd'hui en Méditerranée, mais on sait que deux porte-avions américains sont stationnés plus à l'est. La VI Flotte américaine dispose de son port d'attache à Naples. L'administration Obama affirme que l'option militaire n'est qu'un des scénarios envisagés et nombre d'analystes ne croient pas à une intervention aéro-terrestre des Etats-Unis en Libye en raison de la volatilité de la situation sur le terrain.

19h30 : Kadhafi se dit abandonné. Dans une interview à la chaîne ABC diffusée lundi, Mouammar Kadhafi, en butte à un soulèvement populaire, accuse l'Occident d'abandonner son régime dans la lutte qu'il mène contre les "terroristes". "Je suis surpris, alors que nous sommes alliés à l'Occident pour combattre Al Qaïda, qu'il nous abandonne maintenant que nous combattons les terroristes", a déclaré le dirigeant libyen à la journaliste vedette d'ABC Christiane Amanpour. "Peut-être veulent-ils (les Occidentaux) occuper la Libye." Kadhafi a dit que le président Barack Obama était un "homme valable" mais qu'il semblait mal informé de la situation en Libye, rapporte ABC sur son site internet. "Les déclarations de lui que j'ai entendues doivent venir de quelqu'un d'autre", a encore dit Kadhafi. "L'Amérique n'est pas le gendarme du monde."

18h59 : "Mon peuple m'aime". Le colonel Mouammar Kadhafi refuse de reconnaître que des manifestations contre son régime se tiennent dans les rues de Tripoli et affirme que tous les Libyens l'aiment, a déclaré lundi la journaliste Christiane Amanpour après avoir interviewé le dirigeant libyen pour la chaîne de télévision ABC. "Lors de ma conversation avec Kadhafi, il m'a dit : "Tout mon peuple m'aime, ils seraient prêts à mourir pour me protéger", rapporte Amanpour dans un message sur Twitter.

18h29 : les Etats-Unis envoient des forcesarmées. Alors que Hillary Clinton écartait toute intervention armée des Etats-Unis, le Pentagone a annoncé l'envoi de forces navales et aériennes près de la Libye, lundi après-midi. "Nous (...) étudions plusieurs plans possibles et je pense que l'on peut dire à coup sûr qu'au vu de cela nous sommes en train de repositionner des forces en vue d'avoir la flexibilité nécessaire une fois que les décisions auront été prises", a indiqué à des journalistes le porte-parole du Pentagone, Dave Laplan.

18h10 : GB : le gouvernement empêche Kadhafi de récupérer un milliard en billets. Londres a annoncé lundi avoir mis en échec un plan du leader libyen Mouammar Kadhafi pour faire sortir du pays l'équivalent d'un milliard d'euros en billets de banque fraîchement imprimés, en usant, selon la presse, de subterfuges dignes d'un roman d'espionnage. "Le ministère des Finances est intervenu pour bloquer le départ de 900 millions de livres en billets destinés à Libye", s'est félicité le Premier ministre britannique David Cameron devant la chambre des Communes, confirmant les informations de presse relatant cette opération rocambolesque.

Des proches du leader libyen, dont le pouvoir est de plus en plus menacé, ont voulu récupérer la semaine dernière des milliers de coupures en monnaie locale entreposées dans le nord-est de l'Angleterre où elles avaient été fabriquées en toute légalité par un imprimeur britannique. Alertés, des responsables du ministère des Finances ont monté un scénario alternant ruses et subterfuges, selon divers médias dont le quotidien des milieux d'affaires, Financial Times. Le ministre des Finances George Osborne a personnellement supervisé l'opération lorsque ses services ont réalisé que plusieurs jours étaient nécessaires à l'obtention des documents légaux bloquant le départ des caisses de billets.

17h40 : des équipes humanitaires. Les Etats-Unis vont envoyer deux équipes humanitaires aux frontières de la Libye avec la Tunisie et l'Egypte, a annoncé lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. En revanche, aucune action militaire n'est prévue en Libye impliquant des navires américains, a-t-elle affirmé.

17h28 : un émissaire de Kadhafi dans l'Est. Le gouvernement libyen dépêchera lundi soir un émissaire chargé d'une aide humanitaire à Benghazi, ville de l'est du pays contrôlée par des rebelles, a déclaré à Reuters un responsable gouvernemental. "Ce sera ce soir. Un émissaire partira de Tripoli pour Benghazi. L'émissaire transporte des médicaments et des vivres ainsi que du matériel médical pour aider la population de Benghazi", a dit ce responsable sous le sceau de l'anonymat.

17h05 : Incursion de manifestants anti-Kadhafi à l'ambassade à Berlin. Quatre personnes ont fait irruption lundi à l'ambassade de Libye à Berlin où ils ont causé des dégâts et déchiré un portrait de Mouammar Kadhafi afin de protester contre la sanglante répression de manifestations antigouvernementales en Libye, a rapporté la police. Les manifestants ont fait le signe V de la victoire et crié "Dieu est le plus grand" en arabe tandis que les policiers les conduisaient vers un fourgon.

16h50 : Kadhafi charge le chef des renseignements de parler avec l'Est. Mouammar Kadhafi a chargé le chef des services de renseignement extérieur libyens de discuter avec les dirigeants de la région orientale qui n'est plus sous le contrôle du dirigeant libyen, rapporte lundi la chaîne de télévision Al-Jazira. La télévision, qui cite l'un de ses correspondants, précise que le chef des services de renseignement se nomme Bouzaïd Dordah. Un porte-parole du Conseil national libyen récemment constitué, a déclaré dimanche qu'il n'était pas question de négocier avec Kadhafi. Le Conseil national libyen, basé à Benghazi, dans l'est de la Libye, a souligné qu'il se considérait non comme un gouvernement provisoire mais comme la face politique du mouvement révolutionnaire.

16h23 : les Etats-Unis évoquent un possible exil de Kadhafi. L'exil du président Kadhafi est une "possibilité" pour mettre fin à la révolte sans précédent qui secoue la Libye, a estimé lundi le porte-parole de la Maison-Blanche. Lors d'une courte conférence de presse, Jay Carney s'est toutefois refusé à "spéculer" sur la possibilité de voir les Etats-Unis contribuer à un tel exil. "L'exil serait tout à fait une possibilité pour produire le changement" réclamé par les manifestants descendus depuis deux semaines dans les rues du pays, a-t-il déclaré, en répétant que le colonel Kadhafi devait "s'écarter" du pouvoir, comme l'avait dit pour la première fois samedi le président américain Barack Obama. Jay Carney a également affirmé que les Etats-Unis étaient en contact avec des groupes de la rébellion en Libye, mais qu'il était "prématuré" d'évoquer une reconnaissance de l'un ou de l'autre par Washington.

15h59 : des dépôts de munitions bombardés. Des dépôts de munitions dans des zones sous le contrôle de la rébellion dans l'est de la Libye ont été visés lundi par des raids aériens des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi, selon des sources concordantes à Benghazi. Des avions ont frappé un dépôt à Adjabiya, à une centaine de km au sud de Benghazi, selon un témoin joint par téléphone, qui n'était pas en mesure de préciser l'étendue des dégâts. Un militaire de réserve à Benghazi, prénommé Adel, a pour sa part fait état de raids menés par deux avions sur Adjabiya et Rajma, à 15 km au sud de Benghazi, affirmant qu'ils avaient été repoussés par les tirs de la DCA. Selon lui, le raid à Adjabiya a détruit une citerne d'eau sans toucher le dépôt, ni faire de victime.

15h54 : Clinton veut le départ immédiat de Kadhafi. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a accusé lundi le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi de recourir à "des mercenaires et des voyous" pour éliminer son propre peuple et elle a affirmé qu'il devait partir immédiatement. "Kadhafi et son entourage doivent rendre des comptes pour ces agissements qui violent les obligations légales internationales et la décence", a dit Hillary Clinton dans un discours au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, à Genève. Elle a ajouté que rien n'était à exclure pour la communauté internationale, qui étudie les mesures à prendre. "Il est temps pour Kadhafi de partir, maintenant, sans autre violence ou retard", a-t-elle martelé.

15h35 : Clinton veut des mesures supplémentaires. "Nous devons tous travailler ensemble à des mesures supplémentaires pour que le gouvernement Kadhafi rende des comptes, pour fournir une aide humanitaire et pour soutenir le peuple libyen dans sa quête d'une transition vers la démocratie", a lancé Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. "Alors que nous progressons sur ces voies", a-t-elle poursuivi, "nous allons continuer à explorer toutes les options possibles d'actions. Comme nous l'avons dit, rien n'est exclu tant que le gouvernement libyen continue de menacer et de tuer des citoyens libyens".

15h28 : une manifestation anti-Kadhafi à Tripoli. Quelque 400 manifestants ont scandé lundi des slogans hostiles au dirigeant libyen Mouammar dans le quartier de Tadjoura, dans l'est de Tripoli, a rapporté une journaliste de Reuters présente sur place. Peu après, plusieurs véhicules 4X4 ont fait irruption sur la place sur laquelle se tenait la manifestation et les occupants, coiffés de bandanas vertes, ont sauté dehors et tiré en l'air pour tenter de disperser les manifestants.

15h26 : Paris propose un sommet européen sur la Libye. La France souhaite réunir les chefs d'Etat et de gouvernement européens jeudi pour évoquer la situation en Libye, a-t-on appris lundi auprès de diplomates à Bruxelles. "Les Français consultent en vue d'un sommet européen sur la Libye et l'Afrique du Nord. Ils souhaitent qu'il ait lieu cette semaine", a déclaré l'un d'eux. "C'est l'une des options", a ajouté l'un de ses collègues, précisant que la rencontre pourrait avoir lieu jeudi à condition que l'Allemagne, entre autres, donne son aval. "La France en a fait la demande, mais certains grands pays y sont hostiles", a-t-il ajouté.

15h20 : Kadhafi ne contrôle plus les champs de pétrole. Le régime de Mouammar Kadhafi ne contrôle plus les principaux champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de l'insurrection, a indiqué lundi le commissaire européen à l'Energie Gunther Oettinger. Dans ces conditions, "nous avons décidé de ne pas imposer un blocus pour ne pas pénaliser les personnes qui ne seraient pas celles visées par des sanctions", a-t-il ajouté en marge d'une réunion des ministres européens de l'Energie. En Libye, "la production (pétrolière) a subi un coup d'arrêt, mais les exploitations devraient reprendre", a-t-il précisé. "Les exportations de gaz et de pétrole de la Libye ne sont pas négligeables, mais elles ne sont pas énormes. Le gaz (libyen) représente moins de 3% du volume total du marché de l'UE et le pétrole moins de 10%", a souligné le commissaire.

14h25 : L'Union européenne a adopté un train de sanctions contre Mouammar Kadhafi et son gouvernement. Le dirigeant libyen se voit notamment infliger une interdiction de se rendre sur le territoire de l'UE et un embargo sur les livraisons d'armes. Les Vingt-Sept ont aussi décidé de bloquer les avoirs de Mouammar Kadhafi, de sa famille et de son gouvernement et d'interdire la vente de produits tels que les gaz lacrymogènes et le matériel anti-émeutes, susceptibles d'être utilisés contre des manifestants. Ces mesures devraient entrer en vigueur dans les prochains jours, dès leur parution au Journal officiel de l'UE.

Ces sanctions vont au-delà de celles décidées à l'ONU vendredi. Et la liste des personnes visées par les gels d'avoirs et les interdictions de voyager est plus longue que celles des Nations-Unies, qui comportaient respectivement 6 et 16 noms.

13h50 : l'opposition affirme avoir abattu un hélicoptère. Des opposants au régime ont affirmé avoir touché lundi un hélicoptère militaire près de la ville de Misrata (150 km à l'est de Tripoli) après que l'appareil eut tiré des roquettes sur l'antenne de transmission de la radio locale. "L'hélicoptère a tiré trois roquettes sur l'antenne de transmission de Radio Misrata. Il a été touché par des tirs de canons antiaériens en riposte", a déclaré un porte-parole de l'opposition joint par téléphone, sans être en mesure de confirmer des informations faisant état de la chute de l'appareil.

13h20 : L'Allemagne propose d'asphyxier économiquement le régime. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a proposé à ses partenaires de geler tout paiement à la Libye pendant 60 jours afin de priver le régime des moyens "d'opprimer son peuple".

13h12 : Sanctions européennes imminentes. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déclaré lundi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU que l'UE allait prendre des sanctions contre la Libye "rapidement".

13h : Reportage de François Clauss, le correspondant d'Europe 1, à Benghazi, avec les insurgés.

"Entre frénésie révolutionnaire et totale réorganisation" :

12h52 : l'Union européenne tente d'établir des contacts avec les autorités de transition libyennes mises en place par les insurgés au régime de Mouammar Kadhafi, a indiqué lundi une porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

12h20 : la Cour pénale internationale (CPI) mène un examen préliminaire sur les violences en Libye. Un examen qui pourrait être un préalable à une éventuelle enquête pour crime contre l'humanité, à la suite d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies.

12h : le Programme alimentaire mondial (PAM) envoie une mission en Tunisie pour faire le point des besoins humanitaires engendrés par la révolte en Libye. "Plus de 40.000 personnes", d'après le PAM, sont arrivées en Tunisie depuis la Libye la semaine dernière et beaucoup d'entre eux disent qu'ils ont eu peu à manger durant leur voyage. Le PAM a également annoncé l'expédition de 80 tonnes de biscuits énergétiques depuis un dépôt à Brindisi, dans le sud de l'Italie, qui devraient arriver dans la journée en Tunisie.

11h30 : Des combats opposent à Misrata anti-Kadhafi et forces gouvernementales. Les insurgés ont abattu un avion militaire, a déclaré un témoin à Reuters. "Les forces de Kadhafi ne contrôlent qu'une petite partie de la base. Les manifestants contrôlent une grande partie de la base, celle où se trouvent les munitions", a-t-il ajouté. Misrata, située à 200 km à l'est de Tripoli, est sous le contrôle des opposants au régime.

11h : L'ambassadeur de Libye en Afrique du Sud appelle Mouammar Kadhafi à démissionner. Abdullah Alzubedi a appelé le dictateur, lors d'une conférence de presse à Pretoria, à "arrêter de tuer des gens innocents". Il rejoint ainsi les critiques formulées par nombre de ses homologues libyens depuis le début de la révolte, le 15 février. Mais contrairement à d'autres ambassadeurs libyens, Abdullah Alzubedi exclut de démissionner.

10h40 : L'Italie veut interdire le survol de la Libye. Cette interdiction serait "sans aucun doute utile" et "éviterait les bombardements en Cyrénaïque et dans les zones soustraites au contrôle du régime de Kadhafi", a déclaré lundi le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini. Les Nations unies ont également envisagé la possibilité d'une zone d'exclusion aérienne dans le pays.

10h25 : La communauté internationale reste "vigilante", a déclaré la Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay. La communauté internationale "porte la grande responsabilité" d'apporter son soutien aux réformes au Moyen-Orient, a-t-elle ajouté.

9h41 : Le pétrolier chinois CNPC suspend sa production libyenne. Ce géant pétrolier public a annoncé lundi avoir suspendu sa production dans le pays et évacué tous ses employés. L'entreprise avait subi la semaine dernière des attaques contre certaines de ses infrastructures. Les quelque 400 employés de CNPC, principal producteur chinois de gaz et de pétrole, doivent être rapatriés en Chine d'ici mardi-après-midi, a annoncé le groupe dans un communiqué.

8h58 : 29.000 Chinois évacués de Libye. La grande majorité des ressortissants chinois en Libye ont été évacués par Pékin, grâce à une importante opération navale, terrestre et aérienne. Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, environ 2.500 Chinois ont été rapatriés en Chine, tandis que 23.000 ont été évacués de Libye vers la Grèce, la Tunisie, le Soudan, Malte et les Emirats arabes unis. Quelque 3.400 autres ont embarqué sur des ferries actuellement en route vers des pays voisins de la Libye.

8h16 : Deux avions français en route pour Benghazi. Deux avions français avec de l'aide et du personnel humanitaires partiront "dans quelques heures" pour Benghazi, ville de l'est de la Libye aux mains des opposants au colonel Kadhafi, a annoncé François Fillon sur RTL. Ce départ marque "le début d'une opération massive de soutien humanitaire aux populations des territoires libérés", a dit le Premier ministre. "Toutes les solutions" sont à l'étude "pour que le colonel Kadhafi comprenne qu'il doit s'en aller". Parmi ces options, l'interdiction de survol du territoire libyen.

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