Lettres avec du poison : une arrestation

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Lettres avec du poison : une arrestation
La police inspectant les bâtiments du Sénat après la reception d'une lettre.@ REUTERS
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Le suspect serait l'expéditeur des lettres destinées à Obama et à un sénateur. Il a été inculpé.

L'info. Un suspect a été arrêté mercredi dans l'Etat du Mississippi en liaison avec les lettres contenant de la ricine, un poison violent, qui avaient été envoyées à plusieurs responsables américains dont le président Barack Obama.

Qui est le suspect ?  L'homme, un certain Paul Kevin Curtis, 45 ans, vit à Corinth, dans le Mississippi. Il a été arrêté à son domicile. Le parquet fédéral l'a inculpé.

Comment les enquêteurs sont-ils remontés jusqu'à lui ? Les lettres empoisonnées adressées à Barack Obama ainsi qu'au sénateur républicain Roger Wicker et à un responsable de la justice du Mississippi portaient les initiales "KC", selon le FBI. Toutes comportaient une même formule : "Je suis KC et j'approuve ce message", selon un document du FBI. Par ailleurs, les enveloppes étaient frappées du cachet de poste de Memphis, dans le Tennessee, avec la date du 8 avril. Et ce cachet peut englober certains secteurs du nord du Mississippi. Enfin, d'après un journal local qui publie sa photo, Paul Kevin Curtis avait l'habitude de conclure ses posts Facebook par "Je suis KC et j'approuve ce message". La presse locale le présente comme un homme obsédé par les complots.



Comment a été intercepté le courrier à Obama ? La lettre a été reçue mardi au centre de tri postal de la Maison Blanche qui se trouve en dehors du complexe présidentiel. Elle a aussitôt été placée en quarantaine par les agents du Secret Service. Le courrier a ensuite été analysé et "testé positif à la ricine" dès mercredi matin, a indiqué le FBI.



Les deux autres lettres. Mardi, les autorités avaient révélé qu'une lettre contenant de la ricine avait été envoyée à Washington au sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker. Cette lettre avait été postée à Memphis, dans le Tennessee, et ne portait pas d'adresse d'expéditeur. Un responsable de la justice du Mississippi a reçu un courrier identique.

Pas de lien avec Boston. Alors que ces envois de lettre interviennent dans la foulée du double attentat à la bombe de Boston dont le ou les auteurs n'ont pas été identifiés, tout lien semble désormais exclu entre les deux événements.

Un épisode qui rappelle celui de l'anthrax après le 11 septembre. Certains sénateurs ont déclaré mardi à la presse que la lettre avec du poison adressée à l'un des leurs leur rappelait les courriers contenant le bacille de la maladie du charbon (anthrax) qui avaient été envoyés entre autres au Capitole une semaine après les attentats du 11 septembre 2001.  Ces lettres avaient fait cinq morts, dont deux employés des postes de Washington.