Les Wallenda, funambules de père en fil(s)

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Les Wallenda, funambules de père en fil(s)
@ Reuters
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VIDEO - L’Américain a réussi dimanche sa traversée du Grand Canyon, sur un câble, sans filet.

L’exploit. Il aime faire en sorte que sa vie ne tienne qu’à un fil. Un an après avoir franchi les chutes du Niagara, le funambule américain Nik Wallenda a de nouveau réalisé un exploit dimanche en devenant le premier homme à traverser le Grand Canyon, à 450 mètres de hauteur, sans filet ni harnais de sécurité.

Pendant près de 23 minutes, le casse-cou de 34 ans a dû lutter contre des vents plus puissants que prévu pour gagner l'autre côté, au-dessus de la rivière Little Colorado, dans l'Arizona.  "Vous n'imaginez pas à quel point mes bras sont douloureux", a-t-il commenté, alors qu'il serrait dans ses bras sa femme et ses enfants après la traversée.

Le funambule était équipé d'une caméra pour sa traversée :

Une tradition familale. L'acrobate de 34 ans marche sur des fils depuis qu'il a deux ans. Il perpétue une tradition familiale qui dure depuis sept générations, et rendue notamment célèbre au cirque sous le nomn des Flying Wallenda. Ces générations de funambules n’ont pas été pas été épargnées par les drames. En 1962, deux membres des "Flying Wallenda", des acrobates de cirques réputés,  ont trouvé la mort à Détroit en présentant leur célèbre "pyramide humaine  à sept personnes".

Le drame s'était produit lors d'un numéro similaire à celui-ci :

Un quinzaine d’années plus tard, c’est l’arrière grand-père de Nik, Karl Wallenda qui fait une chute mortelle à Porto Rico, en 1978, en tentant à 73 ans de relier deux immeubles sur un fil, sans sécurité, à 37 mètres de haut.

Une chute fatale (avertissement : les images peuvent choquer) :

Le 4 juin 2011, Nik et sa mère Delilah ont conjuré le sort sur les lieux mêmes de la mort de Karl Wallenda en réussissant l’exploit de se croiser sur un fil, encore une fois sans sécurité.

Des images à couper le souffle :

"Pas peur de la mort". Les drames qui ont endeuillé la lignée des Wallenda ont conforté Nik dans l’idée que la sécurité réside d'abord dans l'entraînement et la préparation. J'ai confiance dans mes capacités. Mais c'est au mental que je dois faire très attention", a-t-il confié quelques jours avant son exploit. "Je n'ai pas peur de la mort", avait-t-il assuré, en précisant qu'il préfèrerait mourir centenaire, "dans un lit à côté de ma femme".