Les USA derrière le cancer de Chavez?
Hugo Chavez veut se présenter à l'élection présidentielle de 2012. © REUTERS

Pour le leader vénézuélien, les Etats-Unis ont "inoculé" le cancer à des dirigeants latino-américains.

Les relations entre Caracas et Washington ne sont pas prêtes de se détendre. Dénonçant régulièrement les actes d'ingérence de ce qu'il appelle "l'Empire Yankee" dans les affaires internes de son pays, Hugo Chavez a fait sensation mercredi. Le président vénézuélien s'est demandé si les Etats-Unis n'avaient pas mis au point un moyen d'inoculer le cancer à des dirigeants latino-américains, la présidente argentine Cristina Fernandez ayant à son tour développé la maladie.  

L'étrange confidence de Castro

"Ne serait-il pas étonnant qu'ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne ne le sache?", s'est interrogé le leader socialiste, qui affirme s'être remis d'un cancer dans la zone pelvienne pour lequel il a été opéré en juin.

Ecoutez l'allocution du président vénézuélien :


"Fidel m'a toujours dit, Chavez, prends garde. Ces gens-là ont mis au point une technologie. Tu es très insouciant. Fais attention à ce que tu manges, à ce qu'on te donne à manger (...) une petite aiguille et on t'injecte je ne sais pas quoi", a également confié Hugo Chavez, rapportant des propos de l'ex-président cubain Fidel Castro.

Une "étrange" série noire

S'il a assuré ne pas vouloir "lancer d'accusation hâtive", le dirigeant socialiste a toutefois insisté sur "l'étrangeté" de la série de cancers dont ont été victimes les présidents et ex-présidents sud-américains depuis 2009.

Outre Cristina Fernandez, les Brésiliens Luiz Inacio "Lula" da Silva et Dilma Roussef ou encore le Paraguayen Fernando Lugo font en effet partie d'une longue série noire, "très difficile à expliquer", a poursuivi le leader de la gauche radicale latino-américaine dans une intervention retransmise par les médias publics. Tous sont aussi des dirigeants de gauche.

"C'est étrange, très étrange", a insisté le président sud-américain, ajoutant que le pot aux roses sera peut-être "découvert au cours de ces 50 prochaines années". Hugo Chavez a donc engagé d'autres dirigeants à se tenir sur leurs gardes, notamment son ami le président bolivien Evo Morales. "Nous allons devoir veiller sur Evo. Prends soin de toi, Evo!", a lancé dirigeant vénézuélien.

Washington et Caracas entretiennent des relations bilatérales très limitées et n'ont pas d'ambassadeurs respectifs depuis l'an dernier.