Les USA arrêtent de financer le fonds de l'Onu pour la population

  • A
  • A
Les USA arrêtent de financer le fonds de l'Onu pour la population
Les Etats-Unis ont décidé de ne plus financer le Fonds des Nations unies pour la population.@ AFP
Partagez sur :

Alors que Donald Trump ne cache pas ses positions anti-avortement , il a décidé que les Etats-Unis ne financeraient plus le fonds de l'ONU destiné au planning familial. 

Les Etats-Unis ont décidé de ne plus financer le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a annoncé lundi le département d'Etat.

Un soutien essentiel. Le département d'Etat explique cette décision par le fait que l'UNFPA "soutient, ou participe à la gestion de, un programme d'avortement coercitif et de stérilisation involontaire". Dans un communiqué, le fonds dit regretter l'arrêt du financement américain, qui se fonde, selon lui, sur l'"affirmation erronée" selon laquelle il soutient une politique d'avortements contraints et de stérilisation forcée en Chine. "Le soutien que nous avons reçu au cours des années de la part du gouvernement et du peuple des Etats-Unis a permis de sauver des dizaines de milliers de mères de morts et de handicaps prévisibles, et particulièrement maintenant dans des crises humanitaires mondiales qui se développent rapidement", écrit le fonds.

Ce fonds est destiné au planning familial et aux soins apportés aux mères et à leurs enfants dans plus de 150 pays. Sur son site internet (www.unfpa.org/fr), l'UNFPA dit vouloir "réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli".

Le quatrième contributeur du fonds. Les Etats-Unis ont été en 2015 le quatrième contributeur au budget de l'UNFPA avec 75 millions de dollars (70,3 millions d'euros). Donald Trump a rétabli en janvier une politique américaine consistant à ne pas financer les organisations internationales qui pratiquent des avortements ou fournissent des informations sur l'avortement. Le président américain a annoncé en mars une réduction de 28% du budget alloué à la diplomatie et à l'aide internationale, notamment via une réduction, dont l'ampleur n'a pas été précisée, des financements accordés à l'Onu et à ses agences.