New York : les soirées de l'ambassadeur trop bruyantes ?

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New York : les soirées de l'ambassadeur trop bruyantes ?
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Après la vente de son appartement, l'ambassadeur cherche un nouveau logement mais a été décrété persona non grata dans l'immeuble abritant le duplex qu'il convoitait.

Les soirées de l'ambassadeur ont-elles trop de succès ? En tout cas, c'est la crainte de ses futurs voisins. Le nouvel ambassadeur de France aux Nations unies a été contraint de reprendre sa recherche de logement à Manhattan après avoir été décrété persona non grata dans l'immeuble abritant le duplex qu'il convoitait, en raison de son agenda mondain.

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14 pièces dans le plus bel immeuble de Manhattan. La presse s'était fait l'écho d'une offre du gouvernement français, à hauteur de 7,2 millions de dollars, pour l'achat d'un magnifique duplex Art Déco de 14 pièces niché dans l'un des immeubles les plus en vue de l'île de Manhattan, le River House, surplombant l'East River, construit en 1931. Mais le syndicat de copropriété des habitants de l'immeuble, appelé à se prononcer sur l'arrivée de ce futur voisin, a imposé de telles restrictions sur le nombre de fêtes et de réceptions que le nouvel ambassadeur François Delattre pouvait donner, que la transaction a été annulée.

"Le syndicat de copropriété a essayé d'être aussi accommodant qu'il le pouvait mais, au final, le gouvernement français et l'ambassadeur ont estimé que cet arrangement ne leur convenait pas et ils ont décidé de passer à autre chose", a expliqué Pat Wheatley, courtier pour l'agence immobilière Sotheby's, qui a géré l'offre française. Résultat: l'appartement d'environ 460 m2 comportant notamment cinq chambres et cinq salles de bains, plusieurs salles de réception et offrant une vue panoramique sur l'East River et la ville de New York, est de nouveau sur le marché, pour 8,2 millions de dollars.

L'agenda mondain de l'ambassadeur dans le viseur. Le Wall Street Journal a avancé que le projet de l'ambassadeur français de s'installer à River House avait été contré par la campagne acharnée menée par l'une des habitantes de l'immeuble, la mondaine Elizabeth Kabler. Fille d'une ancienne chef du protocole du président Ronald Reagan et belle-fille d'un ancien ambassadeur américain au Royaume-Uni, elle a, selon le quotidien, adressé un courrier à ses voisins leur expliquant qu'il n'était pas "dans leur intérêt de cohabiter avec des émissaires étrangers qui sont, pour une large part, hors de portée de la loi". La mission française auprès des Nations unies s'est refusée à tout commentaire, mais plusieurs sources proches du dossier ont expliqué que l'immeuble était "particulièrement restrictif" en ce qui concerne l'agenda social de l'ambassadeur.

Selon Pat Wheatley, il n'y a "pas de sanction" à l'encontre des diplomates qui considèrent comme faisant partie de leur mandat d'organiser souvent des réceptions ou d'inviter des personnes pour discuter autour d'un verre de la situation du monde. "Ce n'est pas une tendance qui se développe", a-t-elle déclaré. L'ambassadeur français "est un merveilleux résident potentiel et je suis sûre qu'il trouvera une résidence appropriée dans laquelle il sera heureux de vivre", a-t-elle conclu.