Les pro-Kadhafi repartent à l'offensive

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Les pro-Kadhafi repartent à l'offensive
La question du commandement de la coalition par l'Otan reste en suspens@ REUTERS
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Revivez avec Europe1.fr les principaux évènements de la 5ème journée d'intervention des alliés en Libye.

Au lendemain d'une nouvelle apparition à la télévision du colonel Mouammar Kadhafi, les troupes du guide libyen ont continué l'offensive mercredi en bombardant notamment Misrata. Alors que les bombardements alliés se poursuivent, les Etats-membres de l'Otan ne sont toujours pas parvenus à un accord sur la direction de ces opérations.

22h23. Pas de menace terroriste en France et en Espagne. "Tout comme les services espagnols, les services français ne disposent d'aucune indication qui laisse penser" à des projets terroristes libyens "en direction de nos pays", a déclaré le ministre français Claude Guéant. Nous n'avons aucune information (...) sur le fait que la Libye puisse organiser une action terroriste dans notre pays, en Espagne. Nous ne prenons pas en considération cette hypothèse" a déclaré de son côté son homologue espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba.

22h15. Rumsfeld critique la "confusion". Dans un entretien à la chaîne CNBC, l'ancien chef du Pentagone a rappelé la stratégie suivie par l'administration républicaine après le 11-Septembre : "la mission doit déterminer la coalition" et non l'inverse. "Cela signifie que vous avez besoin de décider avant de ce que vous voulez faire et ensuite façonner une coalition autour" de ces objectifs, a expliqué l'ancien ministre, qui est en tournée promotionnelle pour la sortie de ses mémoires (Known and Unknown, non traduit en français). "Il me semble que la confusion sur ce qu'est la mission, s'il s'agit de changement de régime ou pas (...) est un problème", a-t-il jugé.

22h00. Tirs de la défense anti-aérienne à Tripoli. A partir de 20h30 GMT, des tirs sporadiques de l'artillerie anti-aérienne ont retenti dans le centre de la capitale, avec des traînées rouges visibles dans le ciel. Aucun survol de la capitale, ni aucune frappe aérienne n'étaient cependant à signaler.

21h52. Les insurgés ont un ministre des Finances. Le Conseil national de transition (CNT) mis en place par les insurgés libyens a désigné mercredi comme son "ministre des Finances" l'universitaire Ali Tarhouni, qui enseigne depuis de nombreuses années aux Etats-Unis. Tarhouni va prendre la tête de la commission financière et commerciale du CNT, a précisé à Benghazi une porte-parole du Conseil, Iman Bughaeus.

21h40. Des chars de Kadhafi à Ajdabiah. Des chars des forces loyales à Mouammar Kadhafi ont pris position mercredi soir aux entrées est et ouest de la ville d'Ajdabiah, rapporte la chaîne de télévision Al Arabia.

21h30. La caserne de Kadhafi bombardée. La coalition occidentale a mené mercredi soir des attaques aériennes contre la caserne Bab al Azizia, le complexe officiel de Mouammar Kadhafi à Tripoli, rapporte la chaîne de télévision Al Arabia.

20h50. Paris prône un groupe de contact élargi. Le groupe de contact proposé par la France et la Grande-Bretagne sera ouvert à d'autres pays que ceux impliqués dans l'intervention armée, a déclaré la présidence française. "Au niveau des ministres des Affaires étrangères, on éprouve à Paris, à Londres et ailleurs le besoin d'avoir un lieu où tous ceux qui veulent s'engager pour aider les Libyens à construire un avenir meilleur puissent se retrouver et dialoguer", a déclaré l'Elysée.

20h40. Des nouveaux alliés parmi les pays arabes. Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a dit s'attendre à "de nouvelles annonces dans les jours à venir" de pays arabes participant aux opérations militaires. Le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé plus tôt que le Koweït et la Jordanie apporteraient un "soutien logistique" à l'opération.

20h25. Premier bilan des frappes françaises. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a assuré que les avions français engagés au dessus de la Libye avaient "abattu une dizaine de véhicules blindés en trois jours", dans une interview à paraître jeudi dans Le Figaro.

20h15. L'hôpital de Misrata pris pour cible. Les forces gouvernementales bombardaient mercredi soir le principal hôpital de Misrata, troisième ville du pays située à 200 km à l'est de Tripoli, a déclaré à l'AFP un témoin joint par téléphone.

20h10. Forte explosion à l'est de Tripoli. Selon des témoins, une grosse détonation a été entendue sur une base de l'armée de terre libyenne à 32 km à l'est de Tripoli.

20h00. Poutine évoque les pertes civiles. "Que voyons-nous aujourd'hui ? Des attaques sont lancées sur tout le territoire libyen. Comment peut-on, dans le but de protéger une population pacifique, choisir des moyens qui ne font qu'augmenter les pertes dans la population civile ?", s'est interrogé le Premier ministre russe Vladimir Poutine au cinquième jour des raids menés par la coalition conduite par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

19h30. Toujours pas de décision à l'Otan. Les pays de l'Otan ne sont pas parvenus mercredi à un accord pour prendre la direction des opérations militaires en Libye à la place des Etats-Unis. Les problèmes portent notamment sur l'étendue de la mission, a-t-il ajouté.

19h19. Un dépôt de munitions bombardé par les Canadiens. "La mission de la nuit dernière a abouti à la destruction d'un dépôt de munitions dans le nord de la Libye", a déclaré le chef d'état-major adjoint de la Force aérienne du Canada, le général Tom Lawson, avant de souligner que des "munitions guidées avec précision" ont été utilisées, pour réduire les "risques collatéraux". L'attaque a eu lieu près de Misrata, la troisième ville du pays.

19h07. Unis dans la tourmente. Tel est le message envoyé par le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, dont le pays doit accueillir la première réunion du groupe de contact sur la Libye. Cette rencontre du groupe de contact, organisée mardi prochain à Londres, fera "le point sur la mise en oeuvre des résolutions 1970 et 1973 des Nations unies" sur la Libye, a précisé le ministre dans un communiqué. "Les besoins humanitaires du peuple libyen" et "les moyens de soutenir ses aspirations à un avenir meilleur" seront également évoqués.

18h39. Seize morts à Misrata. Seize personnes ont été tuées mercredi à Misrata, 200 km à l'Est de Tripoli, par des tireurs isolés de l'armée libyenne, a annoncé mercredi Hafiz Ghoga, au nom du Conseil national de transition mis sur pied par les insurgés.

Regardez les frappes des alliés sur Misrata :

18h20. Ban Ki-moon condamne les violences. Le secrétaire général de l'ONU "condamne l'usage de la force qui continue dans la partie ouest de la Libye, y compris à Zenten et Misrata", a déclaré son porte-parole Martin Nesirky, au cinquième jour des frappes autorisées par le Conseil de sécurité de l'ONU pour protéger les civils. Ban Ki-moon "réitère son appel à une fin immédiate de la violence par toutes les parties, en accord" avec la résolution de l'ONU adoptée jeudi dernier. "Tous ceux qui violent le droit international humanitaire et les droits de l'homme devront répondre de leurs actes", a-t-il dit.

17h50 : Officiellement, pas de victime civile. Les frappes aériennes menées mercredi n'ont fait aucune victime, a affirmé l'amiral américain Gerard Hueber

17h30 : Des frappes contre les troupes au sol. Les forces de la coalition effectuent des frappes aériennes contre les forces au sol du colonel Kadhafi qui attaquent notamment les villes d'Ajdabiya, Misrata et Zawiya pour les forcer à se replier, a reconnu l'amiral américain Gerard Hueber.

16h48 : Pas de calendrier pour la fin des opérations. Il n'y a pas "de calendrier" pour la fin des opérations de la coalition internationale en Libye, a déclaré mercredi au Caire le secrétaire à la Défense américain Robert Gates.

16h33 : "L'aviation libyenne n'existe plus". L'aviation libyenne "n'existe plus comme force de combat" après l'intervention de la coalition internationale en Libye, a affirmé mercredi un haut responsable de la Royal Air Force, Greg Bagwell. La BBC montre une scène de désolation après un raid de la coalition :

16h20 : L'ONU veut des experts sur place. Le coordonnateur humanitaire de l'ONU pour la Libye, Rachid Khalikov, de retour d'une mission de cinq jours à Tripoli, estime nécessaire la présence d'experts onusiens dans le pays pour évaluer les besoins de la population.

15h50 : les combats font rage près d'Ajdabiya. La bataille continue mercredi dans cette ville de l'est libyen entre les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et les rebelles. De nombreux habitants fuient la ville, située à 160 km au sud de Benghazi, fief de l'insurrection. Regardez les affrontements filmés par Al Djazira :

15h30 : Le Conseil national de transition forme un gouvernement. L'opposition, basée à Benghazi, a formé mercredi un gouvernement avec Mahmoud Jibril, ex-ministre des Affaires étrangères comme Premier ministre, rapporte la chaîne qatarieAl Djazira.

15h15 : Les pays de la coalition se réuniront mardi prochain. La première réunion du groupe de contact sur la Libye, réunissant Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et pays participant aux opérations contre les troupes de Mouammar Kadhafi, se tiendra mardi à Londres, annonce Alain Juppé.

14h45 : "Nous ne sommes pas une armée". L'opposition libyenne demande à la coalition de continuer son intervention, et de bombarder "les avions, les chars, toutes les armes lourdes de Kadhafi", déclare un porte-parole de l'opposition à Paris, au micro d'Europe 1. Le peuple de Tripoli serait prêt à se soulever, "si aujourd'hui on élimine les armes lourdes et les chars". Les rebelles ne souhaitent pas en revanche d'intervention au sol. "Nous on s'occupe du reste", a précisé ce porte parole, qui ajoute : "Mais nous ne sommes pas une armée. Ce sont les forces de Kadhafi qui ont déclenché les hostilités face aux demandes de changement", exprimées tout d'abord pacifiquement dans des manifestations.

14h22 : Le président de l'UA appelle à l'arrêt des hostilités. Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, actuellement à la tête de l'Union africaine, appelle "tous les acteurs à travailler ensemble pour faciliter l'arrêt des hostilités" en Libye.

14h20 : Les trois journalistes retenus en Libye arrivent en Tunisie. Arrêtés samedi près d'Ajdabiya, dans l'est de la Libye, par des forces du colonel Kadhafi, Dave Clark, Roberto Schmidt, journalistes à l'AFP et Joe Raedle, de l'agence Getty Images, ont été ont été accueillis vers midi au poste-frontière de Ras Jdir et devaient prendre peu après la route pour Tunis.

13h30 : La Turquie offre un sous-marin et 5 navires. La Turquie a mis un sous-marin et 5 navires à la disposition de l'Otan pour faire respecter l'embargo sur les armes imposé à la Libye, a annoncé mercredi un général de l'Alliance atlantique à Bruxelles.

13h25 : Un soutien logistique du Koweït et de la Jordanie. "Les Qataris ont déployé des avions Mirage dans le cadre d'une première contribution, ainsi que des appareils d'appui. Nous allons recevoir des contributions logistiques de pays comme le Koweït et également la Jordanie", a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron.

12h45 : L'Unesco demande que soit épargné le patrimoine de la Libye. La directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Irina Bokova, souligne que huit des dix pays impliqués dans l'opération militaire en Libye, dont la France, sont signataires d'une convention internationale sur la protection des biens culturels.

12h40 : Des dizaines de milliers de Libyens fuiraient les combats. Les combats en Libye auraient fait des dizaines de milliers de personnes déplacées et empêchent l'arrivée de denrées alimentaires, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), une agence de l'ONU.

12h39 : Reprise des bombardements sur Zentane. Les forces de Kadhafi ont repris le bombardement de cette ville de l'ouest libyen, non loin de la frontière tunisienne, tenue par les rebelles.

12h30 : L'Otan aura seulement un rôle technique. La coalition conduite par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis conservera le pilotage politique des opérations militaires en Libye et l'Otan n'assurera qu'un "rôle technique", a déclaré mercredi la France.

12h24 : 17 personnes tuées à Misrata par Kadhafi. Dix-sept personnes dont cinq enfants ont été tuées mardi par des tirs de snipers et d'obus des forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Misrata, selon un médecin de l'hôpital principal de la ville.

12h00 : Les avions occidentaux vont viser les chars de Kadhafi. La coalition internationale va viser les chars de Mouammar Kadhafi pour arrêter leur avancée sur les villes aux mains des rebelles en Libye, indique un contre-amiral de l'US Navy. Jusqu'à présent, les armées britannique et américaine ont visé les bases et défenses antiaériennes de Mouammar Kadhafi dans l'Ouest et l'aviation française a détruit des blindés de l'armée régulière dans l'Est.

11h55 : Robert Gates au Caire pour discuter de la Libye. Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates est arrivé mercredi au Caire pour des discussions sur la Libye

11H40 : Frappes de la coalition à Misrata. Des avions de la coalition ont frappé un secteur de Misrata où sont basées des forces pro-Kadhafi.

11h22 : Le président turc critique l'"opportunisme" de certains pays. Le président turc Abdullah Gül estime que l'attitude de certains pays impliqués dans l'intervention internationale en Libye, provoque des soupçons quant à leurs véritables ambitions. Il vise notamment la France et l'Italie qui font partie de la coalition anti-Kadhafi, alors que les deux nations avaient déroulé le tapis rouge au dirigeant libyen ces dernières années.

11h12 : L'UE va sanctionner le principal groupe pétrolier libyen. Les pays de l'Union européenne sont parvenus à un accord de principe pour sanctionner le principal groupe pétrolier libyen, la compagnie nationale NOC

11h06 : L'université Al Azhar condamne "l'agression" occidentale. La plus haute autorité islamique d'Egypte, l'université Al Azhar, a condamné mercredi "l'agression" militaire occidentale en Libye, tout en soutenant la révolte du peuple libyen.

11h01 : les F-16 norvégiens passent sous commandement américain. Les F-16 envoyés par la Norvège pour participer aux opérations au-dessus de la Libye vont passer sous commandement américain, levant ainsi le dernier obstacle à une contribution active aux missions de la coalition.

10h30 : Le Rwanda se félicite des frappes. Le président rwandais Paul Kagame soutient les opérations de la coalition en Libye, se félicitant que "les leçons" du génocide dans son pays soient tirées, mais il appelle l'Union africaine à agir "plus rapidement", dans une tribune publiée dans le Times.

10h14 : Berlin veut renforcer l'Otan en Afghanistan. Le gouvernement allemand d'Angela Merkel propose de renforcer son soutien aux missions de surveillance aérienne de l'Otan en Afghanistan pour pallier à son refus d'aider ses alliés en Libye.

09h37 : "Les rebelles restent désorganisés". "L'emploi de l'armée aérienne par la coalition, c'est souple, rapide, puissant mais la décision de se rendre se fait forcément au sol. Les troupes de Kadhafi ne vont pas se rendre devant des missiles de croisière, elles se rendront devant les forces rebelles. Or, ces forces rebelles restent aujourd'hui largement désorganisées, sous-équipées et pour l'instant inférieures à l'armée de Khadafi" a indiqué mercredi sur Europe 1 le colonel Michel Goya, directeur d'étude et spécialiste des nouveaux conflits à l'Irsem, l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire.

09h00 : "Guéant aurait mieux fait de se taire". C'est la réaction de l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande face aux propos de Claude Guéant sur la "croisade" en Libye.

06h00 : Explosions à Tripoli. Au moins deux explosions ont secoué la capitale libyenne avant l'aube, selon des journalistes.