Les Peshmergas ne sont plus qu'à 9 km des portes de Mossoul

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Les forces kurdes ne sont plus qu'à quelques kilomètres des portes de Mossoul, dernier bastion de l'État islamique. 

REPORTAGE

Depuis lundi, les forces kurdes et la coalition occidentale ne relâchent pas la pression. Leur objectif, reprendre Mossoul des mains de l'État islamique. Les Peshmergas ne sont plus qu'à 9 km des portes de la ville et continuent leur offensive.

Une menace venue du ciel. La voie est libre et les milliers de soldats kurdes s'enfoncent un peu plus vers le front est, vers des villages chrétiens aux mains des djihadistes. Les canons des chars continuent de pilonner les positions de Daech qui ne sont plus qu'à 500m. La fin semble proche pour le camp des djihadistes dont les chefs ont quitté la ville mercredi. Ils semblent avoir laissé la défense de la ville aux 3.000 à 5.000 combattants étrangers. Mais ils ne rendent pas les armes pour autant. Alors que les soldats kurdes progressent, ils sont stoppés net. L'ennemi apparaît dans le ciel. Trois drones envoyés par les djihadistes volent au-dessus d'eux. Toutes les mitrailleuses lourdes du convoi tentent de les abattre.

Perforés par les balles, les drones tombent comme des feuilles mortes, les ailes à la verticale. Les combattants exultent. "Ils se servent de ces drones pour nous filmer", explique un soldat. "Ensuite, une fois qu'ils ont nos positions, ils viennent nous bombarder. Parfois ces drones sont piégés : ils accrochent des grenades ou des explosifs dessus."

Des opérations conjointes entre les Kurdes et les occidentaux. Parce que l'État islamique sait manier la ruse, la progression des hommes est lente, précautionneuse. Les colonnes de blindés laissent les avions de la coalition frapper le village en vue avant de s'y engager. On distingue des éclats de métal s'envoler dans la gerbe de fumée. Ce sont des soldats américains qui donnent aux chasseurs les cibles à détruire. Avant l'attaque, trois Rangers viennent saluer le général kurde sur son poste de commandement. "Nous vous suivons", disent-ils, en lui donnant une tape sur l'épaule.