Les Grecs disent "non" à l'austérité

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Les Grecs disent "non" à l'austérité
A la mi-journée, 125.000 personnes battaient le pavé selon la police@ Reuters
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Près de 125.000 personnes ont manifesté au premier jour de 48 heures de grève générale.

125.000 personnes dans les rues grecques. La mobilisation a atteint un record mercredi pour le cinquième jour de grève générale dans le pays depuis le début de l'année. Transports, écoles, musées mais aussi commerces, taxis et entreprises publiques comme privées sont totalement paralysés pour 48 heures.

Un geste fort pour signifier aux députés, qui examinaient un plan de rigueur dont l'adoption est prévue jeudi, que les sacrifices demandés sont bien trop lourds à porter. Des échauffourées ont éclaté aux abords du parlement à Athènes.

Ces incidents, émaillés d'actes de vandalisme contre des magasins et des bâtiments publics, ont fait 45 blessés, dont 25 parmi les policiers, a dit la police.

"Nous n'avons aucun avenir ici... Tous les jeunes veulent partir à l'étranger, et comment les en blâmer ?", déclarait dans la foule une manifestante de 17 ans, Anastasia Kolokotsa.   

Une ambiance électrique près du Parlement :

Les indicateurs en berne

Le train de mesures de rigueur envisagé par le gouvernement prévoit la mise au chômage technique de 30.000 fonctionnaires et la réduction de leur traitement, des augmentations d'impôt ainsi que le gel des conventions collectives. Cette décision ouvrirait ainsi la voie à une généralisation des baisses de salaires dans les entreprises privées.

La Grèce, qui connaît une troisième année de récession, accuse une dette publique qui s'élève à 162% de son produit intérieur brut. L'objectif du gouvernement est donc de convaincre les créanciers du pays, au premier rang desquels l'UE, de le sauver du surendettement et des déficits, tout en essayant de stopper la contagion de la crise en zone euro.

Les pays de l'Union européenne pourraient s'accorder dimanche sur une nouvelle réduction de la dette grecque, plus importante que celle qui avait été décidée le 21 juillet en accord avec les banques, dans l'espoir d'enrayer la crise de la dette dans la zone euro qui menace l'Italie et l'Espagne.

A quelques jours du sommet européen, les contacts se multipliaient entre les capitales, pour tenter d'enrayer la contagion de la crise de la dette dans la zone euro, au moment où les agences de notation financière s'attaquent à l'Italie, la France et l'Espagne. Selon une source diplomatique à Bruxelles, les pourparlers en cours visent à porter la capacité d'intervention du Fonds de soutien européen (FESF) pour les pays en difficulté à entre 1.000 et 2.000 milliards d'euros.

Le Parlement grec a adopté lors d'un premier vote "sur le principe" du projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité. Un second vote définitif est prévu jeudi soir.