Les Grecs dans la rue contre l'austérité

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Les Grecs dans la rue contre l'austérité
@ REUTERS
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Le Parlement a adopté un plan d’austérité, des manifestations parfois violentes paralysent le pays.

Face à la dérive de ses finances, la Grèce a adopté vendredi un vaste plan de rigueur. Intitulé "mesures d'urgence pour faire face à la crise financière", le projet de loi a été adopté au cours d'une procédure parlementaire d'urgence.

Alors que les députés du parti socialiste au pouvoir, détenant la majorité des sièges au Parlement, ont voté en faveur de ce plan d'austérité, le parti communiste ultra-orthodoxe (KKE) a vivement protesté et quitté la salle de l'assemblée.

Les Grecs au régime sec

La Grèce mène "une course contre la montre pour regagner la crédibilité des marchés dans un moment critique pour le pays", a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou lors du débat parlementaire.

"Athène a affiché sa colère", témoigne Catherine Boitard depuis la Grèce :

Les nouvelles mesures de rigueur comprennent notamment des coupes salariales pour les fonctionnaires, le gel des retraites du secteur privé et public ainsi qu'une hausse des deux points de la TVA, à 21%.

Les manifestations tournent mal

Pour protester contre ce plan d’austérité, les deux grands syndicats du privé et du public, GSEE et Adedy, ont organisé des manifestations dans la capitale et promis une journée de grève générale le 11 mars prochain. Ce vendredi, les réseaux de transports, les écoles et les médias ont été très perturbés.

Mais le rassemblement a rapidement dégénéré quand des jeunes ont interrompu, puis molesté le chef de la GSEE, Yannis Panagopoulos, alors qu'il entamait son discours devant une foule de plusieurs milliers de personnes.

Plusieurs dizaines de jeunes ont ensuite envahi la place voisine de la tombe du soldat inconnu, en contrebas du parlement. Les forces anti-émeutes ont alors enchaîné les charges et tiré des gaz lacrymogènes pour les faire reculer. Les heurts se sont poursuivis pendant une dizaine de minutes, avant que le cortège ne s'éloigne vers l'université d'Athènes, à quelques centaines de mètres, où il s'est dispersé.