Les Français enlevés au Niger sont vivants

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Les Français enlevés au Niger sont vivants
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François Hollande a dit avoir des preuves de vie des quatre Français enlevés il y a trois ans.

L'INFO. Le président français François Hollande a confirmé jeudi avoir des preuves de vie des quatre otages français enlevés par Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) il y a près de trois ans au Niger, sur un site d'extraction d'uranium d'Areva.

Des éléments mais pas de précision. "Le président du Niger avait lui-même annoncé il y a quelques semaines qu'il avait des éléments" prouvant que ces otages étaient en vie. "Nous avons eu confirmation de ces éléments", a déclaré le président de la République française, lors d'une conférence de presse à Ljubljana en marge d'un sommet des pays des Balkans occidentaux.

François Hollande n'a pas donné plus de précisions rappelant que la règle concernant les otages était de parler "le moins possible". Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait assuré le 11 mai que les otages français étaient "vivants", mais que leur lieu de détention était inconnu.

Une avancée importante. Le 16 septembre 2010, au Niger, quatre Français - Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret - avaient été enlevés à Arlit, sur un site d'extraction d'uranium. Le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a revendiqué le rapt. C"est "une avancée importante", a commenté le grand-père de Pierre Legrand. "Nous en sommes à une première étape positive, pour nous qui attendons depuis si longtemps qu'il y ait une avancée dans la discussion entre les ravisseurs et les services de l'Etat", a dit René Robert.

La mère de l'otage Pierre Legrand a également fait part de sa joie et de ses espoirs de voir, un jour, son fils "rentrer à la maison" : 



          

Espoir pour un processus de libération. Le comité de soutien aux quatre Français enlevés à Arlit a pris acte avec satisfaction des propos de François Hollande, en espérant que cette "très bonne nouvelle enclenche un processus de libération". Les quatre Français travaillaient pour le groupe nucléaire public Areva et son sous-traitant Satom. Françoise Larribe, l'épouse de Daniel, capturée en même temps que lui, avait été libérée en février 2011, ainsi que deux autres otages, un Togolais et un Malgache. Un cinquième otage français, Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 à Hombori, reste également détenu par Aqmi.

En mars, les familles des quatre otages avaient demandé à la France de marquer "un temps de pause" dans les opérations militaires et de montrer à Aqmi une volonté de négocier, au moment où les combats s'intensifiaient, renforçant leur angoisse. Le 23 juin, lors d'un déplacement au Qatar, le président français avait affirmé qu'il avait "toute raison de penser" que ces quatres otages étaient "vivants", après un message du réseau islamiste en ce sens. "Je sais que c'est insupportable pour les familles, 1.000 jours 1.000 nuits", avait-il reconnu soulignant sa volonté de "les libérer mais de le faire avec des contacts qui peuvent être sûrs", "pas avec des intermédiaires qui se proposent et dont on sait qu'ils ne viennent chercher que des avantages pour eux-mêmes". Le 4 juillet dernier le chef de l'Etat avait reçu à l'Elysée les familles de ces quatre otages.