Les forces irakiennes reprennent un hôpital près du Vieux Mossoul

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Les forces irakiennes reprennent un hôpital près du Vieux Mossoul
Les djihadistes ne contrôlent plus qu'une toute petite partie de la Vieille ville de Mossoul.@ DIMITAR DILKOFF / AFP
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Les forces irakiennes continuent à progresser dans la Vieille ville de Mossoul. Des responsables des divisions engagées dans la deuxième vile d'Irak ont annoncé avoir repris un important hôpital.

Les forces irakiennes ont repris le contrôle d'un hôpital et de plusieurs installations médicales près de la vieille ville de Mossoul, isolant ainsi un peu plus les djihadistes du groupe État islamique (EI) dans leur dernier carré de résistance.

Les combats se poursuivent dans la vieille ville de Mossoul. Plus de huit mois après le lancement d'une offensive destinée à reprendre Mossoul, les forces de sécurité sont parvenues à rependre la grande majorité de la deuxième ville d'Irak tombée en juin 2014 aux mains de l'EI. Mais les combats se poursuivent pour reprendre le contrôle total de la vieille ville, dernier carré de la cité où les djihadistes ont été acculés.

Les forces du ministère de l'Intérieur ont repris l'hôpital universitaire Ibn Sina, ainsi que plusieurs organismes médicaux, notamment une banque du sang et une clinique, a indiqué dans un communiqué samedi le général Abdulamir Yarallah.

Les forces irakiennes progressent sur "trois axes". Le quartier où se trouve l'hôpital, Al-Shifaa, a été entièrement repris à l'État islamique, limitant ainsi la présence des djihadistes à la vieille ville, selon le général Raed Shakir Jawdat, de la police fédérale. "Nos forces progressent sur trois axes, et poursuivent les groupes terroristes dans quelques secteurs restant de la vieille ville", a-t-il souligné dans un communiqué.

La bataille pour la vieille ville dure depuis plusieurs semaines, et les forces de sécurité ont lancé un nouvel assaut le 18 juin contre le quartier. Jeudi, elles ont notamment repris les ruines de la mosquée al-Nouri, où le calife autoproclamé de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait fait son unique apparition publique. Une victoire symbolique pour les forces irakiennes, même si les djihadistes ont dynamité ce joyau historique célèbre ainsi que le minaret penché surnommé "la tour de Pise irakienne".