Les Etats-Unis et 19 pays s'engagent à Paris pour les énergies vertes

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Les Etats-Unis et 19 pays s'engagent à Paris pour les énergies vertes
@ ODD ANDERSEN / AFP
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La Maison-Blanche a annoncé dimanche un accord que la Chine et l'Inde pourraient signer pour doubler le nombre des investissements dans les énergies vertes. 

Les Etats-Unis, la France et 18 autres pays vont s'engager lundi à doubler leurs investissements dans les énergies dites "propres", a annoncé dimanche la Maison-Blanche, au moment où s'ouvre la conférence de l'ONU sur le climat à Paris.

"Mix énergétique propre et fiable". Vingt pays, "qui représentent 80% du budget mondial dans la recherche et le développement des énergies propres" vont lancer "Mission Innovation", un engagement à doubler leurs investissements en la matière en cinq ans, a précisé la Maison Blanche dans un communiqué. Ces fonds supplémentaires doivent permettre de développer "de nouvelles technologies qui vont définir un futur mix énergétique propre, abordable et fiable", ajoute-t-elle.

La Chine et l'Inde parmi les signataires ? De grands consommateurs d'énergie comme la Chine, l'Inde ou le Brésil doivent faire partie des signataires, assure Washington, qui explique que cela permettra d'accélérer l'innovation, "essentielle pour atteindre l'objectif de limiter à deux degrés le réchauffement" de la planète. Les pays participants sont l'Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la Norvège, l'Arabie saoudite, la Suède, les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Investisseurs privés. En parallèle, l'administration américaine annonce également la création de "Breakthrough Energy Coalition", un groupe indépendant de 28 investisseurs privés piloté par le milliardaire américain Bill Gates, qui doit servir de passerelle entre les nouvelles entreprises du secteur des énergies vertes, la recherche et le marché de l'énergie. Il s'agit, explique la Maison-Blanche, d'éviter le phénomène de la "vallée de la mort", "lorsqu'il n'y a pas assez de fonds pour développer des idées".