Le volcan islandais se calme

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Le volcan islandais se calme
@ REUTERS
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Eyjafjöll a émis beaucoup moins de cendres ces dernières heures. L’éruption décline.

Les dernières observations du volcan islandais révèlent un signe d'accalmie qui permet d'espérer la fin prochaine de la paralysie aérienne en Europe. L’Eyjafjöll a émis beaucoup moins de cendres ces dernières heures. "L'éruption a diminué nettement", a constaté une sismologue au département de géophysique de l'Université d'Islande, Bryndis Brandsdottir.

"Le volume de cendres (rejeté) a beaucoup baissé" et la colonne ne dépasse plus les 3.000 mètres, a-t-elle dit. Au plus fort de l'éruption, mercredi à son commencement, la cendre s'était élevée jusqu'à 9.000 mètres dans les airs.

Une observation confirmée par Reynir Petursson, un pilote d'hélicoptère qui a survolé lundi le cratère. "Nous avons constaté un changement dans l'éruption, le volcan qui émettait des cendres émet maintenant de la lave". Quant au nuage au dessus du volcan, "ce que nous voyons est essentiellement de la vapeur, de l'eau pure", a-t-il souligné.

Une éclaircie dans le ciel européen

Pour les milliers de voyageurs bloqués par les différentes fermetures d'espaces aériens nationaux en Europe, c'est une bonne nouvelle car "à 3.000 mètres, la cendre peut difficilement être transportée loin", selon Bryndis Brandsdottir. En effet, "le fait que la colonne de cendres soit plus basse signifie qu'elle se déplacera plus avec les courants d'air au sol et sera moins soumise aux vents d'altitude" plus violents, a expliqué un météorologue de l'Institut norvégien de météorologie à Oslo, Haakon Melhuus.

La moitié sud de la France dégagée

Une "moitié sud de la France" de La Rochelle à Strasbourg avait lundi soir un ciel dégagé des poussières volcaniques et aucune nouvelle arrivée de particules n'était prévue avant mardi midi, selon Météo France.

Le Katla peut se réveiller

Ces bonnes nouvelles pourraient un temps être contrecarrées par la météo, prévient Haakon Melhuus. Les basses pressions sur la mer du Nord et le Skagerak ainsi que le vent d'Islande attendus mardi constituent des conditions favorables à la détérioration de la qualité de l'air européen.

Les scientifiques ont aussi prévenu que de nouvelles éruptions, plus violentes, pouvaient se produire une fois que l'actuelle serait terminée. Ils craignent en outre que cette activité volcanique ne réveille le volcan voisin Katla, considéré comme bien plus dangereux et qui sommeille depuis 1918.