Le virus qui inquiète la Grande-Bretagne

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Le virus qui inquiète la Grande-Bretagne
Le virus découvert en Grande-Bretagne est semblable au Sras, qui était apparu en Chine en 2002.@ MAXPPP
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ZOOM - Ce virus proche du Sras et dont l’origine est inconnue pourrait se transmettre entre humains.

Trois malades en Grande-Bretagne et onze dans le monde. Un nouveau virus a fait son apparition ces dernières semaines et le dernier cas, rendu public mercredi, laisse penser que la contagion entre humains est possible. Il appartient à la même famille que le Sras, le Syndrome respiratoire aiguë sévère, apparu en Chine en 2002. Europe1.fr dresse la carte d’identité de ce virus.

• Combien de personnes ont été infectées ? Pour l’heure, onze personnes ont été touchées par le virus, dont trois en Grande-Bretagne. Cinq morts sont à déplorer. La plupart des victimes avaient séjourné peu avant au Moyen-Orient. L’Organisation mondiale de la santé a lancé une alerte à son sujet dès septembre 2012, signalant qu’un Qatari qui venait de se rendre en Arabie saoudite avait contracté ce virus.

• Quels sont les symptômes ? Comme le Sras, qui avait fait environ 800 morts sur 8.000 malades, ce virus provoque de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires. Il cause des pneumonies et, parfois, des insuffisances rénales, selon la BBC. Il appartient à la classe des coronavirus, des virus relativement courants, identifiés chez l’humain dans les années 60.

• D’où provient-il ? L’origine exacte du virus n’est pas connue. Il pourrait cependant venir d’un virus animal, notamment de la chauve-souris.

• Comment se transmet-il ? Jusqu’ici, tous les malades ou presque avaient effectué des séjours récents au Moyen-Orient. Or, le dernier cas diagnostiqué en Grande-Bretagne est un parent de l’un des deux autres patients infectés dans le pays. De quoi laisser "supposer qu’une transmission entre personnes a eu lieu et que cela s’est produit au Royaume-Uni", a expliqué le responsable du département des maladies respiratoires de l’Agence sanitaire britannique. Le patient, hospitalisé en soins intensifs, a été selon lui en contact étroit avec un autre malade.

• Peut-on le soigner ? Il n’existe pas de vaccin et les médecins ne savent pas encore exactement comment traiter cette maladie. Les patients présentant des symptômes sévères doivent recevoir une aide respiratoire. Ils doivent aussi être isolés pour éviter toute contamination.

• Faut-il s’inquiéter ? L’Agence sanitaire britannique se veut rassurante : "si le nouveau coronavirus était plus contagieux, nous aurions eu davantage de cas depuis le signalement du premier". Ce type de virus est en effet relativement fragile. En dehors du corps humain, il ne peut survivre qu’une journée et peut être détruit par des détergents communs.

"Bien que ce cas fournisse des preuves solides d'une transmission entre personnes, le risque d'infection est considéré comme était très faible dans la plupart des cas".