"Le premier Noël, on était démuni"

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"Le premier Noël, on était démuni"
@ MAX PPP
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La femme de Jean-Paul Kauffmann, ex-otage au Liban, se souvient de ces moments sans espoir.

Joëlle Kauffmann est membre du comité de soutien créé pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes otages depuis un an en Afghanistan. Entre 1985 et 1988, c’est son mari, Jean-Paul Kauffmann, lui aussi journaliste, qui a été retenu, au Liban. Une expérience particulièrement difficile à vivre, notamment au moment des fêtes de fin d’année.

"La première année, on était tellement démuni", se souvient Joëlle Kauffmann, au micro d’Europe 1. Son mari "avait été enlevé en mai, on était complètement dans le creux, on ne savait pas quoi faire, mes beaux parents étaient horriblement tristes", raconte-t-elle. Du coup, toute la famille avait décidé de partir à Beyrouth "parce qu'on voulait être le plus près possible de lui".

"Il y a eu malheureusement deux autres Noël" :

"Le second Noël, je suis partie toute seule parce qu'on avait peur du danger. Le dernier Noël, on commençait à avoir un peu d'espoir", se souvient Joëlle Kauffmann.

Pour elle, les familles doivent continuer à envoyer des messages, même si ce sont des "bouteilles à la mer". Joëlle Kauffmann raconte qu’elle a découvert, après la libération de son mari, que celui-ci avait pu l’entendre à la radio durant le Noël 1984. Un message qui a donné à Jean-Paul Kauffmann un "souffle d’air", assure aujourd’hui sa femme.