Le Pentagone va tester l'interception d'un missile intercontinental

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Le Pentagone va tester l'interception d'un missile intercontinental
Selon le Pentagone, l'interception d'un missile intercontinental est un processus complexe qui revient à arrêter une balle avec une autre balle.@ MICHAEL PETERSON / US AIR FORCE / AFP
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Ce test vise à mesurer l'efficacité du système de défense antimissiles contre les missiles intercontinentaux, alors que Pyongyang multiplie les tirs.

Le Pentagone va tester la semaine prochaine l'interception d'un missile balistique intercontinental, le type de missile dont la Corée du Nord cherche à se doter.

Le dernier test avait réussi. Le test est programmé pour mardi, a indiqué vendredi la branche du Pentagone en charge des missiles, la Missile defense agency. Le test impliquera le lancement d'un missile type intercontinental depuis les îles Marshall, dans le Pacifique. Ce missile cible devra être arrêté par un missile intercepteur tiré depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie. Le test doit permettre de mesurer l'efficacité du système de défense antimissiles contre les missiles intercontinentaux. Le dernier test, en 2014, avait été réussi, mais les trois précédents avaient échoué.

Arrêter une balle avec une autre balle. Selon le Pentagone, l'interception d'un missile intercontinental est un processus extrêmement complexe, qui revient à arrêter une balle avec une autre balle. Le système repose sur des radars et autres capteurs répartis dans le monde entier et sur des satellites pour détecter les tirs de missiles ennemis. Puis sur un missile intercepteur détruit le missile cible dans l'espace, par la force de son énergie cinétique.

Une denrée rare et coûteuse pour le Pentagone. La Corée du Nord multiplie en ce moment les essais de missile, pour parvenir à se doter d'un missile nucléaire intercontinental capable de frapper les Etats-Unis. Les experts estiment qu'elle pourrait y parvenir d'ici quelques années. Les missiles intercepteurs de fusées intercontinentales, basés en Alaska et en Californie, sont une denrée rare et coûteuse pour le Pentagone. Leur nombre était de 36 à la fin de 2016, et doit être porté à 44 d'ici la fin de 2017, selon les données du centre d'études CSIS de Washington.