Le pape François refuse d'associer islam et terrorisme

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Le pape François refuse d'associer islam et terrorisme
Le pape François ne tient pas à associer islam et terrorisme.@ FILIPPO MONTEFORTE / AFP
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Le pape François a rappelé à l'issue des JMJ que la violence n'avait rien à voir avec la religion, et que des fondamentalistes existaient aussi bien chez les musulmans que chez les chrétiens.

Le pape François a refusé dimanche tout amalgame entre islam et terrorisme, expliquant que les catholiques pouvaient être aussi violents que les musulmans et déclarant que l'Europe était en train de pousser une partie de sa jeunesse vers le terrorisme.

Les catholiques aussi. "Il n'est pas vrai et il n'est pas exact (de dire), que l'islam c'est le terrorisme", a déclaré le souverain pontife. Il était interrogé, après l'assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, sur son choix de ne jamais mentionner l'islam lorsqu'il condamne ce type d'attentats. "Je ne pense pas qu'il soit juste d'associer islam et violences", a dit le pape. "Tous les jours, quand j'ouvre les journaux, je vois des violences en Italie, quelqu'un qui tue sa petite amie, un autre qui tue sa belle-mère, et ce sont des catholiques baptisés", a déclaré François, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait de Pologne.

Des fondamentalistes partout. "Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. Dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons nous aussi", a-t-il insisté. Comme dans plusieurs interventions au cours de son voyage de cinq jours en Pologne à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le pape François a assuré que la religion n'était pas le vrai moteur des violences. "On peut tuer avec la langue aussi bien qu'avec un couteau", a-t-il lancé, se référant apparemment à la montée des partis populistes qui attisent le racisme et la xénophobie.

Des jeunes abandonnés. Le terrorisme "prospère quand le dieu de l'argent est placé en premier" et "quand il n'y a pas d'autre option", a dit le pape. "Combien parmi nos jeunes Européens avons-nous abandonnés sans idéal, sans travail ? Alors, ils se tournent vers les drogues, vers l'alcool, et vont là-bas s'engager avec les groupes fondamentalistes", a-t-il estimé. Refusant que l'islam soit associé aux violences, des représentants musulmans de France mais également d'Italie se sont rendus à la messe dans des églises dimanche matin, en signe de solidarité et de fraternité.