Noël : le pape a béni le monde

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Noël : le pape a béni le monde
@ AFP et ALBERTO PIZZOLI
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URBI ET ORBI - Dans sa bénédiction "à la ville et au monde", le pape François a condamné la persécution des minorités et les violences contre les enfants. 

Comme tous les 25 décembre, le chef de l'Eglise catholique a, du balcon de la place Saint-Pierre, lancé son message "urbi et orbi", "à la ville et au monde". Devant une foule nombreuse, François a condamné les violences qui visent les minorités religieuses et les enfants, que ce soit au Moyen-Orient, au Nigeria ou encore au Pakistan. Il avait appelé mercredi soir, lors de la messe de minuit, à faire preuve de "tendresse" et de "douceur" face aux conflits. 

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La persécution des chrétiens du Moyen-Orient condamnée. Le pape argentin a demandé la fin de la "persécution brutale" des "groupes ethniques et religieux" en Syrie et en Irak. Les chrétiens mais aussi la communauté yazidie y sont les premières victimes ds djihadistes de l'Organisation Etat islamique.

"À Dieu, Sauveur du monde, je demande qu'il regarde nos frères et sœurs d'Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d'autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale", a-t-il relevé. Il a évoqué "les nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier". Il a demandé  qu'ils "puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l'hiver et revenir dans leurs pays".

À la veille de Noël, le pape a téléphoné à des réfugiés chrétiens vivant dans un camp à Ankaoua en Irak. "Vous êtes comme Jésus la nuit de Noël. Il n'y avait pas de place pour lui non plus", leur a-t-il dit.

François a également déploré que "trop de personnes (soient) tenues en otages ou massacrés" au Nigeria. Lors de l'année 2014, Boko Haram a choqué l'opinion publique internationale en pratiquant des enlèvements de masse dans ce pays de l'Afrique subsaharienne. Le groupe terroriste a notamment pris en otage 219 lycéennes en avril dernier.

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© AFP et ALBERTO PIZZOLI

Les enfants qui souffrent, "avec notre silence complice". François a déploré aussi que "trop d'enfants soient victimes de violences et de trafics", notamment ceux tués récemment dans une école au Pakistan auxquels il a fait une référence explicite, appelant le "réconfort de Jésus" sur les familles touchées. Visiblement ému, le pape a évoqué "les enfants massacrés sous les bombardements, y compris là où est né le fils de dieu", dans une référence explicite aux conflits qui secouent régulièrement le Moyen-Orient. Il en a profité pour renvoyer chacun à sa propre responsabilité en soulignant que trop d'enfants étaient "victimes d'abus et exploités sous nos propres yeux et avec notre silence complice". 

Enfin, le pape n'a pas oublié aussi de condamner l'avortement en déplorant que des enfants soient "tués avant de voir la lumière". 

La paix dans le monde. François a évoqué dans son discours les nombreux conflits qui émaillent la surface du globe. Il a invité au dialogue et à la pacification en Libye, au Sud Soudan, en Centrafrique, en République démocratique du Congo. Il a cependant plus particulièrement mis l'accent sur le règlement du conflit israélo-palestinien. Il a également exhorté les Ukrainiens à "surmonter les tensions, vaincre la haine et entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation". 

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