Le nouveau 1er ministre grec se fait attendre

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Le nouveau 1er ministre grec se fait attendre
Le successeur du Premier ministre grec Papandréou n'est pas encore connu@ REUTERS
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La droite veut imposer ses conditions pour nommer le nouveau Premier ministre grec.

Les négociations entre socialistes et conservateurs grecs ont marqué le pas mardi soir. La droite refuse de s'engager par écrit auprès de Bruxelles sur sa volonté de nettoyer les finances du pays au bord de la faillite.

Le parti Nouvelle Démocratie (ND, droite) qui négocie depuis dimanche avec le Pasok (socialiste) pour nommer un nouveau Premier ministre, a irrité Bruxelles en refusant de signer un engagement à respecter les promesses d'économies budgétaires et de réformes à réaliser. Cette demande avait été formulée par les créanciers de la Grèce en vue de débloquer dans les prochains jours une tranche d'aide vitale pour le pays.

Le deuxième plan de secours à la Grèce prévoit une aide totale de 130 milliards d'euros (prêts et garanties) ainsi qu'un effacement de 100 milliards d'euros de dettes sur un total de 350 milliards. En échange, Athènes doit se soumettre à la poursuite de la rigueur et accepter une quasi mise sous tutelle. Et c'est là que les choses coincent, au moins sur la forme.

Lucas Papademos favori

Le nom de l'économiste Lucas Papademos, ancien haut responsable de la Banque centrale européenne (BCE), continue néanmoins d'être le plus cité pour prendre les rênes de la Grèce menacée de faillite et de sortie de la zone euro. Une source proche du parti socialiste indique même que les deux formations politiques seraient tombées d'accord sur ce point.

Dans la journée, le Premier ministre socialiste sortant Georges Papandréou, au pouvoir depuis deux ans, a demandé la démission de ses ministres pour entamer la transition, les noms de son successeur et des membres du futur gouvernement faisant l'objet de tractations sans fin entre les deux partis.

Sous la pression de l'Union européenne (UE), principal créancier de la Grèce, un accord historique a été conclu dimanche entre les chefs des deux partis, George Papandréou et le dirigeant de la ND, Antonis Samaras, pour la formation d'un gouvernement de coalition afin de permettre l'application d'urgence du plan européen de désendettement du pays, décidé dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.