Un journaliste français et un photographe arrêtés au Burundi

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Un journaliste français et un photographe arrêtés au Burundi
Des soldats de l'armée du Burundi. Image d'illustration.@ MARCO LONGARI / AFP
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Laurent Fabius demande la libération "immédiate" des envoyés spéciaux du Monde arrêtés à Bujumbura, jeudi, alors qu'ils rencontraient des opposants.

La France réclame la "libération immédiate" des journalistes français et britannique arrêtés jeudi au Burundi. C'est la demande formulée vendredi par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Plus tôt dans la matinée, le quotidien Le Monde avait aussi demandé la remise en liberté de ses envoyés spéciaux au Burundi, Jean-Philippe Rémy et Philip Edward Moore.

"Préoccupation". "Nous avons appris avec préoccupation l'arrestation au Burundi" de ces deux journalistes. "J'appelle les autorités du Burundi à procéder à leur libération immédiate. Des démarches diplomatiques sont en cours", a ajouté le ministre Laurent Fabius dans une déclaration.

Rencontre avec des opposants. Le journaliste français Jean-Philippe Rémy, 49 ans, et le photographe britannique Philip Edward Moore, 34 ans, "ont été interpellés à Bujumbura dans l'après-midi de jeudi par les services de sécurité burundais alors qu'ils rencontraient des opposants", écrit le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, sur le site internet du quotidien. "Le Monde demande la libération immédiate de ses deux envoyés spéciaux", poursuit-il. "Jean-Philippe Rémy est entré légalement dans le pays le 19 janvier et Philip Edward Moore le 21 janvier. Ils étaient tous deux munis de visas et ne faisaient qu'exercer leur métier en rencontrant toutes les parties concernées par les tensions en cours au Burundi."

Une élection remise en cause. Plus de 400 personnes ont péri dans des violences et manifestations au Burundi depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril sa volonté de briguer un troisième mandat consécutif, une décision jugée anticonstitutionnelle par l'opposition. Pierre Nkurunziza a été réélu le 21 juillet dans un climat de contestation et des dizaines de milliers d'habitants ont fui le pays.