Le journal américain attaqué à Annapolis couvre sa propre tragédie dans son édition de vendredi

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Le journal américain attaqué à Annapolis couvre sa propre tragédie dans son édition de vendredi
Le journal attaqué a couvert dans son édition de vendredi les événements tragiques de la veille. @ MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Dans son édition de vendredi, le "Capital Gazette" rend hommage aux cinq victimes tuées jeudi dans l'attaque perpétrée la veille dans ses locaux.  

Le Capital Gazette, journal d'Annapolis dans l'Etat américain du Maryland qui a été victime d'une attaque ayant fait cinq morts jeudi, a tenu à publier son édition de vendredi, en laissant vide sa page réservée aux éditoriaux, en hommage aux victimes. "Nous n'avons pas les mots", est-il écrit à la place des éditoriaux habituels au lendemain d'une fusillade perpétrée dans la salle de rédaction par un homme de 38 ans qui avait eu des différends et des contentieux judiciaires avec le journal de cette ville située à une heure de route de Washington.

Hommage aux victimes. "Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées", peut-on encore lire, sous le nom des cinq victimes, quatre journalistes et une employée du marketing.  Gerald Fischman, le responsable des éditoriaux, fait partie des personnes tuées. Il avait 61 ans. 



Une Une sobre et glaçante. La Une du journal est quant à elle simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. "Cinq personnes abattues au Capital", est-elle titrée.



Les journalistes au travail dès l'après-midi. Les survivants ont travaillé jeudi après-midi en dehors de leur salle de rédaction, à l'arrière de voitures sur un parking. "Je ne sais pas quoi faire d'autre à part ça", a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. "On va sortir un journal demain", avait-il dit.