Le Japon ouvre les portes d'une prison aux personnes déplacées par les séismes

  • A
  • A
Le Japon ouvre les portes d'une prison aux personnes déplacées par les séismes
La ville de Kumamoto a été dévastée par les secousses. @ JIJI PRESS / HTTP://REF.AFP.COM/SOURCES/316
Partagez sur :

Des centaines de personnes, déplacées à cause des séismes meurtriers, ont trouvé refuge dans la prison de Kumamoto au Japon. 

Le Japon a dû ouvrir les portes d'une prison pour accueillir une partie des dizaines de milliers de personnes déplacées par les deux tremblements de terre meurtriers survenus ces derniers jours dans le sud-ouest de l'archipel. La prison de Kumamoto, qui comprend 500 détenus, a accueilli jusqu'à 250 personnes dans sa salle d'arts martiaux. Ce nombre est descendu à 110 mardi. Le ministère de la Justice avait décidé de mettre à l'avenir à disposition ses établissements après le grand séisme de mars 2011 suivi d'un tsunami et d'une catastrophe nucléaire. "C'est la première fois que cette politique est mise en oeuvre", a déclaré un représentant du ministère, Koichi Shima.

95.000 personnes relogées dans des refuges.Deux puissants séismes accompagnés de quelque 600 secousses secondaires ont secoué le centre de l'île de Kyushu depuis jeudi soir, provoquant la mort de 46 habitants et en laissant un millier blessés, dont 208 grièvement. Plus de 95.000 personnes, ayant abandonné leurs maisons détruites ou fortement endommagées, étaient encore logées mardi soir (heure locale) dans des refuges, a précisé une porte-parole de la préfecture de Kumamoto, ajoutant que ce chiffre ne comprenait pas les habitants recueillis par de la famille, des amis ou dans des endroits qui ne sont pas des centres d'accueil officiels.

Des cas de thrombose veineuse. De nombreuses personnes ont évité les centres de secours surchargés pour s'installer dans des tentes ou dans leur voiture, mais des cas de thrombose veineuse, ou phlébite dus à la position assise prolongée qui fait stagner le sang dans les membres inférieurs, ont été signalés par les médias. La formation dans ce cas de caillots de sang migrant vers les poumons et le cerveau peut être fatale. L'agence de presse Jiji a rapporté le décès d'une femme de 51 ans à Kumamoto, provoqué par cette affection, surnommée aussi syndrome de la classe économique, en référence aux vols long courrier. Cette information n'a pas été confirmée mais d'autres médias ont rapporté cinq cas de personnes ayant développé des caillots.