Le groupe EI pourrait avoir recours à des voitures piégées selon Europol

  • A
  • A
Le groupe EI pourrait avoir recours à des voitures piégées selon Europol
En 2015, les forces de sécurité européennes ont arrêté 667 personnes suspectées d'activités djihadistes.@ AFP
Partagez sur :

Jusqu'à présent, aucune voiture piégée n'a été utilisée sur le continent européen, mais Europol avertit vendredi que leur mode opératoire pourrait bientôt changer.

Les réseaux terroristes tels que le groupe État islamique (EI) changent de modes opératoires pour atteindre leurs cibles en Europe et ils pourraient avoir recours à des voitures piégées, a averti Europol vendredi.

"Tout à fait concevable". "L'utilisation d'engins artisanaux, d'explosifs militaires ou achetés dans le commerce dans des voitures piégées", comme cela a été fait en Syrie ou en Irak, "n'a pas encore été employée par le groupe EI en Europe", selon un rapport publié à La Haye. Mais "étant donné que les modes opératoires utilisés au Moyen-Orient ont tendance à être copiés par les terroristes en Europe... il est tout à fait concevable que le groupe EI les utilise à un moment", selon la même source. Europol rappelle d'ailleurs que le groupe responsable des attaques à Paris et Bruxelles avait envisager d'utiliser des voitures piégées avant de changer de plans face à l'intervention de la police.

En septembre à Paris, une voiture chargée de bonbonnes de gaz avait été découverte à proximité de Notre-Dame. Le commando de trois femmes de 19, 23 et 39 ans à l'origine de cette tentative d'attentat, téléguidé de Syrie par Daech, avait été arrêté dans la banlieue parisienne.

La Libye, nouvelle base-arrière pour le groupe EI ? Dans son rapport, l'Office européen de police souligne que des experts anti-terroristes s'inquiètent également de voir la Libye devenir, après la Syrie, "une nouvelle base-arrière pour le groupe EI à partir de laquelle il mènerait des attaques au sein de l'Union européenne et en Afrique du Nord". En 2015, les forces de sécurité européennes ont arrêté 667 personnes suspectées d'activités djihadistes, selon le même rapport.