Ce foyer pour enfants qui horrifie le Mexique

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Ce foyer pour enfants qui horrifie le Mexique
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HORREUR - 500 enfants vivant dans des conditions inhumaines ont été découverts dans un "internat".

L'INFO. Choqués et indignés, des parents et des proches tentaient mercredi de récupérer certains des quelque 500 enfants contraints de mendier ou victimes d'abus sexuels retrouvés par la police vivant dans des conditions inhumaines dans un foyer de l'ouest du Mexique.

C'est lors d'une opération policière menée mardi après des plaintes que la découverte insoutenable a été faite : 596 enfant - 458 mineurs et 138 majeurs - ont été trouvés vivants dans des conditions inhumaines dans cet internat créé il y a 40 ans et appelé, ironie du sort, "La Gran Familia" (La Grande Famille).



Rats, nourriture avariée et abus sexuels. Selon les premiers témoignages, Rosa del Carmen Verduzco, directrice et fondatrice de l'établissement, et son personnel pratiquaient des "violences physiques et psychologiques" sur les internes, a indiqué à la presse Tomas Zeron de Lucio, responsable des enquêtes criminelles au ministère de la Justice. Les enfants auraient été obligés à faire l'aumône, à dormir à même le sol parmi les rats et les punaises, tandis qu'on leur servait de la nourriture "avariée", a affirmé ce responsable à la presse.

Certains des internes subissaient également des "abus sexuels" et avaient "l'interdiction de quitter les lieux", a-t-il ajouté. L'opération a été mené à partir d'au moins 50 plaintes contre les administrateurs de ce foyer.



La panique des proches. Quelque 200 personnes sont arrivées angoissées de tout le Mexique. Toutes cherchent à récupérer leurs enfants, pour l'instant placés sous la garde des autorités fédérales, à l'intérieur du foyer.

Selon sa page Facebook, l'internat "accueille plus de 600 enfants abandonnés par leurs parents : délinquants, drogués ou enfants des rues". Le site dit lui-même que les enfants sont adoptés par la directrice, raison pour laquelle "tous portent le nom de Verduzco".



Les proches venus sur les lieux assurent qu'une fois leur enfant dans l'établissement, la directrice les empêchait fréquemment de les voir. Certains sont reconnu qu'ils savaient que s'y pratiquait de mauvais traitements, mais ne les dénonçaient pas par crainte de représailles contre les jeunes.