Le FMI donne son accord de principe à un soutien financier à la Grèce

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Le FMI donne son accord de principe à un soutien financier à la Grèce
Tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque@ BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Ce feu vert se matérialise par un accord de principe de 1,6 milliard d'euros accordé à Athènes au titre d'un crédit "de précaution".

Le Conseil d'administration du FMI a donné jeudi son feu vert "de principe" à la relance du plan d'aide à la Grèce, mais la question de l'allègement de la dette continue de diviser le Fonds et les partenaires européens d'Athènes.

Un crédit "de précaution". Ce feu vert se matérialise par un accord de principe de 1,6 milliard d'euros accordé à Athènes au titre d'un crédit "de précaution", mais le FMI ne déboursera pas ces fonds dans l'immédiat. Cet "accord de principe" du FMI, une manoeuvre rarement utilisée par l'institution monétaire, avait déjà été annoncé en mai. Il a permis le versement d'une nouvelle tranche d'aide de 8,5 milliards d'euros de la part de la zone euro, effectuée en grande partie début juillet et qui a permis aux autorités grecques d'honorer des échanges cruciaux de remboursement.

Le FMI maintient la pression. Athènes bénéficie d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros, le troisième, signé en juillet 2015.  Ce plan, qui court jusqu'en août 2018, doit permettre à la Grèce de faire face en partie à sa dette colossale, qui atteint toujours près de 180% de son PIB (315 milliards d'euros). Tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu'il juge insoutenable en l'état actuel. L'argent ne sera versé par le FMI que si les partenaires européens d'Athènes s'entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi.

Dans des documents de travail présentés au Conseil d'administration jeudi, les responsables de l'institution monétaire internationale affirment que "même si les divergences de vues entre (le FMI) et les partenaires européens de la Grèce se sont réduites, une stratégie de réduction de la dette qui resterait basée sur des objectifs historiquement élevés pour l'excédent primaire ou le taux de croissance sur des périodes prolongées n'est pas crédible".

Un taux d'excédent primaire à ramener à 1,5%. En donnant son accord jeudi, le FMI a souligné que l'excédent primaire (hors service de la dette) a été fixé à 3,5% du Produit intérieur brut "mais cet objectif devrait être ramené à un objectif plus soutenable de 1,5% aussi vite que possible pour apporter une marge de manoeuvre budgétaire permettant d'augmenter le soutien social, stimuler l'investissement public et abaisser les impôts pour soutenir la croissance". Mais le Fonds n'a pas fixé d'échéance pour un tel abaissement de l'objectif d'excédent primaire qui permettrait de combler les divergences avec les partenaires européens d'Athènes, au premier rang desquels l'Allemagne.

Un retour vers le marché des capitaux. L'accord du Fonds, même si de principe, devrait faciliter la tâche des responsables grecs pour revenir sur le marché des capitaux en émettant de nouvelles obligations prochainement, même si le pays a actuellement accès aux prêts à taux avantageux du Mécanisme européen de stabilité (MES). Ce retour pourrait toutefois être gêné par un montant maximal de la dette grecque fixé à 325 milliards d'euros par le FMI et les partenaires européens en accord avec les autorités grecques.