Le chef du renseignement américain James Clapper dit qu'il va quitter ses fonctions

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Le chef du renseignement américain James Clapper dit qu'il va quitter ses fonctions
James Clapper arrivait à la fin de son mandat à la tête des 17 agences de renseignement américaines.@ WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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James Clapper avait été nommé à la tête du renseignement par Barack Obama, en 2010.

Le directeur du renseignement américain James Clapper, qui arrivait à la fin de son mandat à la tête des 17 agences de renseignement américaines, a annoncé sa démission devant le Congrès jeudi.

Départ prévu le jour de l'investiture de Trump. "J'ai envoyé ma lettre de démission hier soir", a déclaré le directeur du renseignement devant la Chambre des représentants du Congrès américain. Il quittera effectivement ses fonctions le 20 janvier, jour de l'investiture du nouveau président Donald Trump, selon ses services. Le directeur du renseignement américain avait déjà évoqué à plusieurs reprises sa satisfaction de partir à la retraite prochainement, et de reprendre une vie plus normale au côté de son épouse.

La "guerre de l'information" avec la Russie en question. James Clapper laisse son poste au moment où arrive à la Maison-Blanche un nouveau président, Donald Trump, qui a jeté un doute sur les évaluations des services de renseignement quant à l'implication de la Russie dans les piratages visant la campagne électorale américaine. Devant les représentants, James Clapper a estimé qu'il ne "s'attendait pas un changement significatif du comportement de la Russie" en matière de guerre de l'information. "Les Russes ont un outil très actif et agressif pour conduire ce que l'on appelle la guerre de l'information ou la guerre hybride", a-t-il expliqué. "Cela a toujours été le cas, depuis l'époque de l'Union soviétique. Je m'attends à ce que cela continue".

James Clapper a toutefois estimé que le fait que l'administration américaine dénonce publiquement les piratages russes visant l'élection américaine a eu un effet. Cela "a coupé court" aux cyber-reconnaissances observées dans les systèmes électoraux de certains États américains, a-t-il dit. D'une manière générale, "je ne peux pas dire quel impact" aura le changement d'administration américaine sur le comportement de la Russie, a-t-il dit.