L'attaque au gaz est un "test" pour l'administration américaine, selon Ayrault

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L'attaque au gaz est un "test" pour l'administration américaine, selon Ayrault
"C'est un test, c'est pour cela que la France multiplie les messages, notamment aux Américains pour qu'ils clarifient leur position", a dit le chef de la diplomatie française sur RTL@ REUTERS
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Selon le ministre des Affaires étrangères, l'administration américaine doit clarifier sa position vis-à-vis de Bachar al Assad, après l'attaque au gaz menée mardi matin.

L'attaque au gaz menée mardi matin dans le nord-ouest de la Syrie contre une ville tenue par les rebelles est un "test" pour la nouvelle administration américaine qui doit clarifier sa position vis-à-vis de Bachar al Assad, a estimé Jean-Marc Ayrault.

"Savoir si les Américains soutiennent une transition politique en Syrie". "C'est un test, c'est pour cela que la France multiplie les messages, notamment aux Américains pour qu'ils clarifient leur position", a dit le chef de la diplomatie française sur RTL. "Je leur ai dit 'nous avons besoin d'y voir clair, quelle est votre position?'", a-t-il ajouté.

"La position c'est de savoir si oui ou non les Américains soutiennent une transition politique en Syrie, ce qui veut dire qu'on organise cette transition, des élections et que la question du départ de Bachar al Assad en tout état de cause à la fin de ce processus est posée".

Contradictions américaines. "Je n'ai pas eu de réponse de la part du (secrétaire d'Etat américain) Rex Tillerson, j'ai eu plus de clarté du général Mattis (le secrétaire américain à la Défense-NDLR) ce qui révèle des contradictions américaines, donc je ne fais pas de procès d'intention, je dis 'il faut que vous clarifiez votre position, vous avez l'opportunité de le faire au Conseil de sécurité'" de l'Onu.

Le Conseil de sécurité réuni mercredi. Paris a demandé mardi la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu après l'attaque au gaz menée contre la ville de Khan Cheikhoune, dans le sud de la province d'Idlib, qui a fait, selon l'Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM), une centaine de morts.


EDIT : Le bilan de l'attaque "chimique" contre une ville syrienne s'est élevé à 72 morts, dont 20 enfants, selon un nouveau bilan mercredi de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).