L'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega est mort

  • A
  • A
L'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega est mort
Manuel Noriega est mort des suites d'une tumeur cérébrale.@ AFP (Archives)
Partagez sur :

Hospitalisé depuis mars, Manuel Noriega est décédé à l'âge de 83 ans. Il était hospitalisé depuis le mois de mars.

L'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega, qui était hospitalisé depuis mars dernier à la suite d'une tumeur cérébrale, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 83 ans. "Monsieur Noriega est décédé cette nuit", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Communication Manuel Doninguez.

Dirigeant du Panama de 1983 à 1989. Manuel Noriega a dirigé le Panama de 1983 à 1989. Il avait espionné pour le compte de la CIA avant que les États-Unis n'envahissent le pays en 1989 et ne mettent fin à son régime brutal, gangrené par le trafic de drogue. 

Le mois de juin 1987 avait à cet égard marqué un tournant : des manifestations monstres contre la corruption et pour la démocratie se multiplient dans le pays. Le 30 juin, le gouvernement américain le lâche.

Inculpé pour trafic de drogues en 1988. En février 1988, il est inculpé pour trafic de drogue aux États-Unis. Mais Noriega, adoptant dès lors une rhétorique tiers-mondiste et anti-américaine, s'accroche et défie Washington qui sanctionne économiquement le Panama.

Noriega annule, le 10 mai 1989, l'élection à la présidentielle de Guillermo Endara. Le surlendemain, l'armée américaine lance des manoeuvres maritimes, avant d'envahir le pays le 20 décembre. Noriega, réfugié à la nonciature, tient deux semaines puis se rend.

Militaire sans scrupules. Considéré comme un militaire sans scrupules, Manuel Antonio Noriega s'était tour à tour rapproché du baron colombien de la drogue Pablo Escobar, du père de la révolution cubaine Fidel Castro mais aussi des services secrets de différents pays.

"Le plus significatif, dans sa vie, est qu'il a fait de l'institution (militaire) un instrument, une combinaison macabre entre le crime et le narcotrafic", explique le général Rubén Dario Paredes, un de ses anciens chefs.