L'Allemagne ne veut pas payer pour la fermeture de la centrale de Cattenom

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L'Allemagne ne veut pas payer pour la fermeture de la centrale de Cattenom
La centrale "nous fait peur", avait affirmé mardi Xavier Bettel, le premier ministre luxembourgeois.@ AFP
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Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel s'est dit prêt lundi à "s'engager financièrement" pour forcer Paris à fermer la centrale de Cattenom.

L'Allemagne, voisine comme le Luxembourg de la centrale nucléaire française de Cattenom, a réservé un accueil tiède mardi à la proposition luxembourgeoise de payer pour la fermeture de celle-ci. Elle estime que Paris devrait arrêter la centrale même sans compensation financière. "La centrale doit être fermée, la France doit enfin prendre ses responsabilités pour la sécurité des gens, aussi dans les pays limitrophes", a déclaré la ministre de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat, Etat régional du sud-ouest de l'Allemagne limitrophe de la France. "Il n'est pas concevable que d'autres Etats lui achètent cette décision politique", a martelé Eveline Lemke, du parti des Verts. 

"Tout ce qui doit aider est bon". Pour son confrère de la Sarre voisine, le social-démocrate Reinhold Jost, "tout ce qui aide les Français à reconnaître que Cattenom doit être fermée" est bon. "Mais une chose est claire : nous ne pouvons pas racheter tous les réacteurs nucléaires bons à mettre au rebut et sujets aux pannes qui nous menacent en France et en Belgique pour ensuite les fermer", a-t-il poursuivi. 

"La centrale nous fait peur". Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel s'est dit prêt lundi à "s'engager financièrement" pour forcer Paris à fermer la centrale de Cattenom, en Lorraine, en activité depuis le milieu des années 80 et sujette aux pannes. La centrale "nous fait peur", a dit Xavier Bettel.  Une peur largement partagée par l'Allemagne, en passe de renoncer au nucléaire chez elle, et qui s'inquiète tout autant du réacteur de Fessenheim en Alsace et des centrales belges de Doel et Tihange.