La zone euro et le FMI s'accordent sur la dette grecque

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La zone euro et le FMI s'accordent sur la dette grecque
Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos et le président de l'eurogroupe Jeroen Dijsselbloem mardi.@ JOHN THYS / AFP
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La Grèce va bénéficier d'un prêt d'un montant total de 10,3 milliards d'euros, de quoi faire face à ses prochaines échéances. 

Les 19 ministres des Finances de la zone euro se sont accordés tôt mercredi matin sur le déblocage de nouveaux prêts à la Grèce et sur des "mesures progressives" afin d'alléger la dette d'Athènes, condition sine qua non du FMI pour sa participation. "Nous sommes arrivés à un accord", s'est félicité le président de l'Eurogroupe et ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem à l'issue d'une réunion cruciale. "C'est quelque chose dont je n'aurais pas osé rêver il y a un mois", a-t-il ajouté. "C'est un important moment pour la Grèce après tant de temps", s'est pour sa part réjoui le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos.

Une 1ère tranche de 7,5 milliards d'euros. Athènes ayant acté les réformes qui lui avaient été demandées, les créanciers européens ont décidé de débloquer de nouveaux prêts d'un montant total de 10,3 milliards d'euros dans le cadre du programme d'aide à Athènes mis en place à l'été 2015 (le troisième depuis 2010). Une première tranche de 7,5 milliards d'euros sera déboursée dès juin, puis en suivront d'autres. Cet argent frais permettra à l'État grec de rembourser les factures impayées accumulées et faire face à une échéance de remboursement de quelque 2,2 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 juillet.

Le FMI salue l’allègement de la dette. Les ministres de la zone euro se sont aussi mis d'accord sur un paquet de mesures destinées à alléger la dette grecque, qui s'élève à près de 180% du PIB national. Ces mesures seront mises en oeuvre "progressivement". "Nous saluons le fait que tout le monde reconnaisse désormais maintenant que la dette grecque n'est pas viable", a affirmé le directeur du département Europe du FMI Thomsen.

Berlin, premier créancier de la Grèce, avait été longtemps opposé à toute promesse d'allègement de la dette grecque avant la fin du troisième programme d'aide, en 2018, et plus particulièrement avant les législatives allemandes de 2017.