La victime du cannibale de Miami va mieux

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La victime du cannibale de Miami va mieux
Ronald Poppo (à droite) a eu le visage déchiqueté par Rudy Eugene (à gauche) et pourrait rester aveugle.@ REUTERS
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Ce SDF dont le visage a été déchiqueté il y a deux semaines pourrait toutefois rester aveugle.

Il lui reste encore des mois de traitement et d'opérations chirurgicales à subir. Ronald Poppo, dont le visage a été déchiqueté il y a deux semaines par celui que la presse a surnommé le "cannibale de Miami" est dans un état "stable", selon ses médecins. "Il se sent bien, il mange, il marche en faisant de la kiné, il parle avec nous", a déclaré le Dr Nicholas Namias, le chef du centre de traumatologie de l'hôpital où il est traité.

Ronald Poppo, SDF de 65 ans, risque toutefois de rester aveugle, puisqu'il a perdu son œil gauche et que son œil droit est "très endommagé". Il est aussi difficile de le reconnaître : "la moitié de son visage a disparu, et il n'a plus les traits qui le rendaient reconnaissable", souligne un autre praticien, Wrood Kassira, responsable du service de chirurgie plastique, cité par ABC News.

"Il profite de chaque instant"

Malgré tout, Ronald Poppo se montre étonnamment optimiste. "Il n'a encore rien dit de négatif", souligne le Dr Namias, qui attribue cette relative légèreté au fait qu'il vivait auparavant dans la rue. "Je pense qu'il est devenu très pragmatique, et qu'il profite de chaque instant". 

Les médecins assurent aussi qu'à l'hôpital, Ronald Poppo bénéficie de nombreux avantages qu'il n'avait pas avant, quand il était SDF, et indiquent par exemple qu'il apprécie le jus d'orange et la pizza.

Une fondation à son nom

Ronald Poppo va encore devoir subir plusieurs opérations de chirurgie reconstructive, qui vont coûter des milliers de dollars. Une fondation a déjà été créée à son nom, et a réussi à lever 15.000 dollars pour couvrir ses frais médicaux.

Mais les médecins soulignent que ce sera à lui de décider à quel point son visage sera reconstruit. Car, comme se demande dans le Miami Herald le très pragmatique Dr Kassira, "s'il ne recouvre pas la vue, sera-t-il plus préoccupé par son apparence ou par la façon dont il est traité ?".