La to-do list d'Obama et Romney

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La to-do list d'Obama et Romney
@ REUTERS
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Les candidats à la Maison-Blanche ont deux mois pour convaincre les Américains.

Encore trois étapes cruciales sur la to-do list des candidats à la Maison-Blanche. A deux mois de l’élection présidentielle, Barack Obama et Mitt Romney ont encore du pain sur la planche : trois débats télévisés, des levées de fonds et une course dans les sondages. Désormais, le moindre faux pas pourrait leur coûter le poste de président.  

Leur mission : convaincre les 3% d'électeurs qui n'ont pas encore fait leur choix, mais aussi pousser un maximum d’Américains à se rendre aux urnes comme en 2008, où le taux de participation avait dépassé des records avec 62% de votants.

ETAPE  1 : ETRE BON A LA TELEVISION  

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Test capital pour les deux candidats : répondre aux questions des Américains, en direct, à la télévision.

Quand ? Les 3, 16 et 22 octobre, Barack Obama et Mitt Romney s’affronteront sur un plateau de télévision pendant quatre-vingt-dix minutes. Le but de ces rencontres : répondre aux questions posées par un public sélectionné sur le volet. Les prétendants à la Maison-Blanche auront chacun deux minutes chrono pour répondre.

Pour Obama, défendre son bilan. S’ils doivent être interrogés sur la politique étrangère, les candidats devront, surtout, se démarquer sur LE sujet qui préoccupe les Américains : l’économie. Barack Obama, arrivé au pouvoir au plus fort de la récession de 2007-2009, peut se targuer d’avoir fait reculer le taux de chômage, qui se situait à 10% de la population active lors de sa première année au pouvoir. Mais ce taux bute désormais sur la barre des 8%, fragilisant le bilan du président sortant.

Pour Romney, savoir trouver le point faible. Une  aubaine, en revanche, pour Mitt Romney qui, à deux mois de l'échéance présidentielle, s'est aussitôt emparé des chiffres de l'emploi pour critiquer de nouveau la politique économique du président. "Nous n'allons pas mieux maintenant qu'il y a quatre ans", a-t-il déclaré. L’ex-magnat de la finance a fait de son expérience des affaires l'argument central de sa campagne. Il se dit à ce titre mieux armé pour relancer le marché du travail.

ETAPE 2 : RECOLTER UN MAXIMUM DE FONDS

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Autre terrain de bataille, la levée de fonds...  pour mieux ternir l’image de son rival.

Un coût record. Les estimations pour cette année dépassent les records atteints en 2008. Au total, la campagne électorale, pour la Maison-Blanche, le Sénat et la chambre des représentants, devrait coûter 6 milliards (4.6 millions d'euros) de dollars, soit plus que le PIB du Malawi et 7% de plus que la somme dépensée pour l’élection de 2008.

Les compteurs tournent…vite. Selon un outil de mesure mis en ligne par le quotidien américain New York Times qui permet de suivre, en temps réel, l’évolution des caisses de chaque parti, Barack Obama aurait déjà dépensé 502 millions de dollars (391 millions d’euros) sur les 587 récoltés (456 millions d’euros). Mitt Romney a, quant à lui, dépensé 395 millions de dollars, (308 millions d’euros) sur les 524 millions récoltés (407 millions d’euros). Des sommes utilisées à 75 % pour financer la communication de chaque candidat.

Les "Supers PAC" super arme. Mais la différence se fera autour d’une nouvelle arme de campagne dont disposent les candidats : les "Supers PAC". Ces comités d’action publique, alimentés par de riches hommes d’affaires et entreprises, n’ont plus, depuis 2010,  de plafonnement financier. Ils sont donc désormais illimités. Selon le New York Times, pas moins de 228 millions de dollars (177 millions d'euros) ont déjà été dépensés pour financer des spots de campagne, généralement destinés à ternir l’image du rival. C’est Mitt Romney qui a l’avantage pour le moment avec plus de 111 millions (86 millions d’euros) dépensés par seulement deux des plus gros PAC républicains. Le plus gros comité démocrate, Priorities USA Action, a quant à lui dépensé 25 millions de dollars (19 millions d’euros).

ETAPE 3 : TRAVAILLER SA NOTORIETE

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Enfin, autre arme de poids dans cette campagne, les enquêtes d’opinion.

Prendre la tête…des sondages.  Pour le moment c’est Barack Obama qui creuse l'écart sur son adversaire républicain Mitt Romney dans les intentions de vote. Des sondages Gallup et Rasmussen publiés le 10 septembre le créditent de cinq points d'avance. Mais "Mitt Romney n'a qu'à faire bouger le compteur de quelques points pour revenir à hauteur", prévient Peter Brown, spécialiste des sondages à l'université de Quinnipiac, interrogé par CBS News.

Serrer des mains. Pour gagner toujours plus de voix, les candidats n’ont pas le choix, ils doivent se rendre sur le terrain. Barack Obama et son vice-président Joe Biden ont pris la semaine dernière la direction de l'Iowa et du New Hampshire. Mitt Romney est également attendu dans ces Etats qui comptent parmi les huit à dix jugés décisifs dans la quête des 270 voix nécessaires pour être élu ou réélu. Floride, Virginie, Caroline du Nord, Ohio, Colorado, Nevada et Wisconsin sont également du nombre.