La Syrie a besoin d'une nouvelle Constitution, dit Poutine

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La Syrie a besoin d'une nouvelle Constitution, dit Poutine
@ AFP
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Le président russe estime aussi dans une interview que son pays combat bien l'organisation Etat islamique en Syrie.

Les Syriens doivent commencer à travailler à la rédaction d'une nouvelle Constitution pour faciliter la recherche d'une solution politique au conflit, estime le président russe Vladimir Poutine, qui reconnaît cependant que le processus s'annonce compliqué.

"Réforme constitutionnelle". Vladimir Poutine, qui s'est engagé militairement en Syrie pour soutenir son allié Bachar al Assad, estime par ailleurs dans un entretien accordé au journal allemand Bild que la crise entre l'Arabie saoudite et l'Iran va compliquer les négociations à venir. "Je crois qu'il est nécessaire d'aller vers une réforme constitutionnelle. C'est un processus compliqué, bien sûr. Et ensuite, sur la base de la nouvelle Constitution, (la Syrie devrait) organiser des élections présidentielle et législatives anticipées", dit le président russe dans cet entretien réalisé le 5 janvier.

Combat contre Daech et "avec" l'opposition. Accusé par les Occidentaux de concentrer ses frappes contre l'opposition syrienne, et non contre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) qu'il prétend combattre, Vladimir Poutine redit que Moscou entend soutenir militairement les groupes rebelles qui luttent contre l'EI. "Vous parlez d'Assad comme notre allié. Savez-vous que nous soutenons les actions de l'opposition armée qui combat l'Etat islamique ? Nous coordonnons nos actions avec eux et nous soutenons leurs offensives avec des frappes aériennes", affirme le président russe.

Contredit par des responsables russes. "Je parle de centaines, de milliers d'hommes qui combattent l'Etat islamique... Certains en ont déjà parlé publiquement, d'autres préfèrent garder le silence", ajoute-t-il. Vladimir Poutine avait déjà fait de telles déclarations en fin d'année dernière mais il avait été contredit par des responsables russes qui avaient nié que Moscou soutienne militairement les mouvements d'opposition évoqués par leur président.