La sécurité des femmes de chambre en question

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La sécurité des femmes de chambre en question
@ REUTERS
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TEMOIGNAGES - En pleine affaire DSK, des employées américaines expliquent leur inquiétude.

Aux Etats-Unis, la question de la sécurité des femmes de chambre officiant dans des grands hôtels ou palaces est reposée en pleine affaire DSK. D’après le récit des enquêteurs américains, Nafissatou Diallo, femme de chambre âgée de 32 ans, est entrée dans la suite de luxe de DSK, quand celui-ci, qui était dans la salle de bain, en est sorti nu. Il aurait ensuite enfermé la jeune femme dans la chambre, et l’aurait agressé sexuellement.

L’un des envoyés spéciaux d’Europe 1 à New York, Emmanuel Renard, a rencontré des femmes de chambre, travaillant dans des hôtels de la ville. Elles expliquent pourquoi elles ne se sentent pas toujours en sécurité.

Anna, qui travaille dans un palace situé à moins de 100 mètres du Sofitel où a eu lieu "l’affaire", confie qu’elle préfère ne pas s’occuper des suites, car elle est trop loin des agents de sécurité.

"On fait tout pour ne pas s’occuper des suites" :

"Quand on nous envoie la haut, au 50e étage, on est toute seule et cela a un côté paniquant", témoigne la jeune femme. Carole, elle, est prête à investir, à sa charge, dans un système d’alerte.

Un boîtier d'alerte ?

Dans l’Etat de New York, l'affaire DSK pourrait bien faire changer la législation. Le député américain Rory Landsman va déposer lundi un projet de loi au Parlement. Il souhaite que chaque femme de chambre dispose d'un boitier d'alerte pour pouvoir prévenir la sécurité "au plus vite" si nécessaire.