"La Russie sans Poutine !"

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"La Russie sans Poutine !"
Des milliers de Russes ont manifesté samedi à Saint-Pétersbourg.@ Reuters
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Des milliers de Russes ont manifesté samedi à Saint-Pétersbourg, à l'appel de leaders d'opposition.

Les opposants à Vladimir Poutine n’ont pas fini de donner de la voix. Des milliers de Russes ont manifesté samedi à Saint-Pétersbourg, scandant "La Russie sans Poutine !", à l'appel de leaders d'opposition dont le champion d'échecs Garry Kasparov, qui ont promis une mobilisation massive après la présidentielle du 4 mars.

La contestation a rassemblé une coalition disparate de libéraux, militants d'extrême-gauche, nationalistes, et de personnalités de la culture ou des médias. Les manifestants étaient entre 3.000 et 4.000 sur la Place Koniouchennaïa, dans le centre historique de Saint-Pétersbourg, selon une estimation d'une correspondante de l'AFP sur place. La police de la ville a fait état de 2.500 manifestants.

"Une révolution pacifique"

Les manifestants ont d'abord défilé avec en tête Garry Kasparov Kasparov, l'ex-champion du monde d'échecs engagé dans l'opposition libérale, ainsi que Sergueï Oudaltsov, un leader d'extrême-gauche, et l'avocat Alexeï Navalny, leader charismatique, nationaliste et pourfendeur de la corruption. "Nous allons faire une révolution pacifique", a lancé Alexeï Navalny à la tribune.

 "Je ne veux pas que mon pays soit gouverné par un voleur, je ne veux pas que mon pays soit gouverné par un couard", a-t-il ajouté, faisant scander par la foule, comme lors de chaque manifestation, "Poutine - voleur !". "Ces jours sont décisifs, il doit y avoir un deuxième tour !", a lancé de son côté Sergueï Oudaltsov. "Si on nous trompe à nouveau, alors le 5 mars commencent les manifestations. J'appellerai alors à lancer des grèves, à ne pas aller au travail et à planter les tentes", a ajouté ce leader d'extrême-gauche. "Poutine va se retrouver face au peuple de Russie", a déclaré Garry Kasparov, "il faut faire un décompte parallèle des votes et défendre nos droits dans la rue".

Cette manifestation, dans la deuxième ville du pays était la dernière en date d'une série de mobilisations sans précédent qui ont rassemblé à plusieurs reprises des dizaines de milliers de personnes à Moscou après les législatives du 5 décembre. Ces élections, remportées avec près de 50% des suffrages par le parti Russie unie de l'actuel Premier ministre, avaient été entachées par des fraudes, selon l'opposition et des observateurs, dont ceux de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.