La présidence du Nigéria s'engage pour la réhabilitation des lycéennes de Chibok libérées

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La présidence du Nigéria s'engage pour la réhabilitation des lycéennes de Chibok libérées
Le président du Nigéria a reçu les 82 lycéennes libérées dimanche.@ SUNDAY AGHAEZE / PGDBA&HND MASS COMMUNICATION / AFP
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Le président du Nigéria s'est engagé dimanche à superviser la réintégration et l'éducation des 82 jeunes filles ex-captives de Boko Haram.

La présidence nigériane, qui a reçu dimanche brièvement les 82 lycéennes de Chibok tout juste libérées des griffes du groupe djihadiste Boko Haram, s'est engagée à les "réintégrer dans la société", après leurs trois années de captivité. Attendues à 16h à la villa présidentielle, les jeunes filles sont arrivées en début de soirée, dans des bus affrétés par l'armée nigériane, et ont été reçues à la présidence, a confirmé son porte-parole Femi Adesina. 

Leur éducation prise en main par la présidence. "Le président était ravi de les recevoir, et a promis de faire tout le nécessaire pour leur réintégration dans la société", a expliqué le porte-parole aux journalistes présents sur place à l'issue de la rencontre. Le président "a souligné qu'il superviserait personnellement leur éducation", a-t-il ajouté. La libération de ces lycéennes est une grande victoire politique pour Muhammadu Buhari, qui en avait fait, avec la lutte contre Boko Haram, l'une des priorités de son mandat. Malade et affaibli, le chef de l'État n'a assisté à aucun conseil des ministres depuis un mois, faisant douter le Nigeria de ses capacités à diriger le pays. 



Les parents ne sont pas encore informés. Les noms des jeunes filles n'ayant pas été divulgués pour l'instant, des parents des lycéennes attendaient impatiemment de savoir si leurs enfants faisaient partie des otages libérées dimanche soir. Ces adolescentes font partie de 276 lycéennes enlevées dans leur lycée par le groupe djihadiste en 2014, rapt dont le Nigeria a commémoré avec tristesse mi-avril le troisième anniversaire. Une centaine de lycéennes restent encore à ce jour aux mains de Boko Haram.