La première journée de DSK en prison

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La première journée de DSK en prison
@ REUTERS
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Revivez la première journée de prison du directeur général du FMI, incarcéré à Rikers Island.

Dominique Strauss-Kahn a passé sa première nuit en prison, à Rikers Island, à New York, après que la juge a refusé de le libérer sous caution. Le - toujours - patron du FMI, accusé entre autres de tentative de viol sur une femme de chambre du Sofitel où il résidait, sera incarcéré au moins jusqu’à vendredi, date d’une nouvelle audience. Mardi, ses avocats sont restés désespérément muets. En revanche, le frère et l'avocat de la femme de chambre, eux, se sont exprimés pour dire que cette dernière était "traumatisée".

00h05 : Le FMI n'a pas pu entrer en contact avec DSKdepuis son interpellation, annonce le Fonds dans un communiqué. Le FMI estime qu'il est important qu'il puisse contacter Dominique Strauss-Kahn dans un "délai convenable", précise un porte-parole.

23h55 : DSK est placé sous surveillance anti-suicide par l'administration de Rikers Island, rapporte la chaîne NBC. La chaîne assure que cette surveillance, ordonnée par précaution par une équipe médicale de la prison, implique que le détenu soit contrôlé toutes les 15 à 30 minutes, qu'il soit vêtu d'une combinaison carcérale et qu'il porte des chaussures sans lacets. Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'administration pénitentiaire de New York a répondu dans un communiqué que "l'état de santé d'un détenu est confidentiel".

23h20 : Le FMI cherche à contacter DSK. Le conseil d'administration du Fonds cherche à joindre son directeur général pour connaître ses intentions concernant ses fonctions, déclarent à Reuters deux membres de cette instance. D'après une de ces sources, une démission serait idéale, un sentiment qui n'est toutefois pas partagé par les 24 membres du conseil, selon la seconde source.

21h21 : Une photo de DSK dans la salle du personnel du Sofitel. Selon une femme de chambre de l’hôtel Sofitel, interrogée par Le Figaro, une photo du patron du FMI avait été accrochée dans le local où le personnel se change, afin que tout le monde soit prévenu. La photo a été "affichée avant sa venue dans l'hôtel", précise l'employée de l'hôtel.

21h09 : Le frère de la victime s'exprime. Un homme qui se présente comme le frère de la femme de chambre, victime présumée d'agression sexuelle par le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'exprimait mardi dans les médias américains. Il affirme que sa soeur l'a appelé en pleurs samedi pour lui dire que quelqu'un l'avait attaquée. Il raconte que sa soeur adore son métier et qu'elle travaille dur. Lui-même s'occupe d'un restaurant à Harlem. "Aujourd'hui tout le monde souffre", déclare-t-il, soulignant qu'il fait confiance à la justice américaine. Pour le moment personne n'a vu la femme de chambre.

21h07 : Des circonstances "troublantes". Le sénateur américain John Kerry a estimé mardi que les circonstances entourant l'affaire du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn étaient "troublantes sinon accablantes". "Aux Etats-Unis, nous avons la présomption d'innocence, mais apparemment les circonstances sont très troublantes, sinon accablantes", a estimé devant des journalistes John Kerry. "Je pense qu'il faut laisser quelques jours" à la justice pour rassembler les éléments de l'affaire, a dit le sénateur démocrate avant d'assurer: "mais si les preuves sont ce qu'elles semblent être, je pense que cela sera très difficile pour lui à gérer". Interrogé sur l'origine possible d'un prochain directeur général du FMI, John Kerry a répondu : "les Chinois veulent que le prochain leader soit chinois, les Africains veulent un Africain, les Européens veulent qu'il reste européen". Mais le sénateur, qui dirige la commission des Affaires étrangères du Sénat, est resté prudent, assurant: "il y a toujours un leader en place, je ne pense pas que nous devrions nous en mêler".

21h05 : Un traumatisme "extraordinaire". Pour la première fois depuis le début de l'affaire, l'avocat de la femme de chambre, victime présumée d'agression sexuelle par Dominique Strauss-Kahn, s'exprime. Sa cliente a subi un traumatisme "extraordinaire", a déclaré Jeff Shapiro mardi soir sur la chaîne américaine CNN. "Depuis que c'est arrivé, elle n'a pas pu rentrer chez elle. Elle ne peut pas retourner travailler et elle n'a aucune idée de quoi l'avenir sera fait", a-t-il déclaré. "C'est une personne qui travaille dur, une mère célibataire qui élève seule une adolescente de 15 ans. Elles vivent toutes les deux ensemble", a-t-il ajouté. "Elle est heureuse d'avoir un travail, qui lui permet d'avoir un toit et de les nourrir, sa fille et elle", a dit l'avocat.

20h40 : Jean-Louis Debré se méfie des caméras dans le prétoires. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a exprimé sa méfiance vis-à-vis de la présence de caméras dans les salles d’audience, dans lesquelles il voit une médiatisation des procès détournant les débats, sur Public Sénat. "Moi ça me choque. J’ai toujours été extrêmement réservé, pour ne pas dire hostile lorsque j’étais magistrat, aux caméras dans les prétoires", a-t-il déclaré mardi soir. "Il ne s’agit pas de convaincre des juges, il s’agit de convaincre l’opinion publique à travers des caméras", a-t-il ajouté. Le président du Conseil constitutionnel a également évoqué la dignité de l'homme ou la femme qui comparaît.

Dans le cas de l'affaire DSK, Jean-Louis Debré regrette l'effet apporté par les caméras. "C’est un petit peu le drame dans cette société de communication qu’est la notre, qu’aujourd’hui, par la force des images, on arrive à faire disparaitre la présomption d’innocence et on présente des gens qui sont déjà considérés comme coupables avant d’être jugés", a précisé le président du Conseil constitutionnel. "Et c’est pour ça, gardons notre système français qui fait qu’au moment où celui qui est mis en examen est confronté à son juge, et bien il est confronté à son juge, il n’est pas confronté à l’opinion publique", a-t-il conclu.

19h35 : Rikers Island, "c'est gigantesque". Yves Alexandre est français. Il a été l’un des fournisseurs de charriots repas de la prison de Rikers Island où se trouve Dominique Strauss-Kahn. "C’est gigantesque, c’est une ville ! Vous avez plusieurs bâtiments en étoile et d’immenses réfectoires", a décrit le Français, mardi soir sur Europe 1. "Il y a aussi un petit bâtiment au centre de l’île qui est le quartier d’isolement où se trouve aussi l’infirmerie", a-t-il ajouté. C’est dans cette infirmerie qu’a été admis Dominique Strauss Kahn afin de reprendre des forces après une garde à vue éprouvante. "La prison est entourée de barbelés, mais quand vous discutez avec les gardiens, ils vous disent qu’ils sont inutiles puisque les rares tentatives qui ont eu lieu se sont toutes soldées par des cadavres retrouvés emportés par les courants très forts qui passent dans la zone", a-t-il précisé.

19h00 : Traiter DSK comme tout le monde. "Chez nous, on souhaite éviter d'avoir une justice à deux vitesses", a expliqué Stephen Dreyfuss, avocat au barreau de New York, sur Europe 1, mardi soir, faisant référence à l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn. "On souhaite que la personne extrêmement influente soit traitée de la même manière que Monsieur tout-le-monde", a-t-il ajouté. "La classe politique française s'est dite choquée par les images qu'on a vu de Dominique Strauss-Khan, mais Dominique Strauss-Kahn a été traité exactement comme n'importe quel autre prévenu", a-t-il souligné, précisant qu'"on essaie de traiter Monsieur Strauss-Kahn comme les autres". "Je connais le bureau du procureur et je crois qu'on essaie de faire ça de manière professionnelle, sur les faits et non sur les personnes", a confié l'avocat new-yorkais. "Grâce aux caméras dans la salle d'audience [du tribunal de New York] tout le monde a vu comment a été traité DSK, a pu entendre les plaidoiries et tout le monde a pu en juger par lui-même. c'est la démocratie", a-t-il conclu. L'avocat a par ailleurs évoqué la possibilité de voir l’audience de vendredi avancée.

18h35 : Le parallèle avec Polansky "regrettable". Me Hervé Temime, qui défend le réalisateur Roman Polanski, a dit mardi soir sur Europe 1 comprendre mais regretter "le parallèle" dressé par les médias entre l'affaire de son client et celle de Dominique Strauss-Kahn. "On peut comprendre [le parallèle] sur un plan factuel, intellectuel, mais il est fâcheux et très regrettable", a déclaré l'avocat. "La juge a d'ailleurs exclu toute référence au cas de M. Polanski pour justifier sa décision" de maintenir Dominique Strauss-Kahn en prison lundi, a-t-il précisé.Me Temime s'est par ailleurs refusé à commenter l'affaire DSK, estimant qu'"il ne faut pas gêner la défense de M. Strauss-Kahn. Je me garderai de tout commentaire sur son cas qui puisse en quoi que ce soit heurter sa défense, heurter les juges américains", a dit l'avocat.

18h29 : Pas d'immunité pour DSK. Le Fonds monétaire international a indiqué mardi que son directeur général Dominique Strauss-Kahn ne bénéficiait d'aucune immunité qui le protégerait contre des poursuites judiciaires dans l'affaire de tentative de viol et d'agression sexuelle pour laquelle il est incarcéré.

17h00 : Un ancien détenu de Rikers Island raconte. Dans la prison new-yorkaise, où se trouve actuellement Dominique Strauss-Kahn, Franck Moulet, 27 ans, originaire des Bouches-du-Rhône, était surnommé"The Frenchy". Inculpé pour "fausse alerte à la bombe" dans un avion de la compagnie American Arlines, il raconte son "séjour" de vingt jours à la prison de Rikers Island au Monde.fr. Le jeune homme explique que la prison était surnommée "La Rocca", le roc, en espagnol."Il y avait un grand dortoir. Des WC sans porte donnaient dessus. On était cinquante. Quand je suis arrivé, ils ont compris que je n'étais pas de ce monde-là. Ma chance, ça a été deux phrases, deux conseils. Il y en a un qui m'a dit : "Don't move and look" (Ne fais rien et regarde). Et un autre, en espagnol : "C'est à la roue qui grince le plus qu'on donne le plus d'huile". Ça voulait dire : celui qui fait du bruit, on va s'occuper de lui", rapporte Lemonde.fr. Franck Moulet confie avoir été témoin de plusieurs règlements de comptes sous les yeux des gardiens. "Une fois, j'ai mis les mains sur les hanches, l'un d'eux [un hispano-américain] a crié : "ne fais jamais ça, jamais !" Ce n'était pas assez viril pour la prison, on pouvait se faire massacrer pour ça. Tu dois être fort, c'était la règle."

16h40 : La confirmation de l'inculpation serait "très grave". Le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré mardi à Tunis qu'une confirmation de l'inculpation du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, notamment de tentative de viol, serait "très grave, y compris pour l'image de la France". Interrogé par des journalistes sur l'affaire DSK, le ministre a répondu : "Si les éléments qui ont fondé son inculpation et la décision du tribunal de le maintenir en détention sont confirmés, cela sera très grave, y compris pour l'image de la France".

14h55 : "Il a oublié son ordinateur" dans le lounge. Un couple de passagers du vol AF17, qui a attendu son avion samedi dernier en même temps que DSK, décrit un "homme très concentré, qui attendait seul dans le lounge d’Air France", dans les colonnes de l’Express. "Il était très soigné" poursuit-il. "Il portait un costard cravate et son imperméable, il tenait un bagage cabine à gauche et son ordinateur portable à sa droite", précise l'épouse du passager. "La seule anecdote notable, c'est que vers 22h30 (soit 16h30 heure locale), lorsque l'hôtesse est venue le chercher pour qu'il prenne son avion, il a oublié son ordinateur portable", raconte le passager. "Un homme a couru derrière lui pour lui signaler son oubli. DSK et l'hôtesse sont revenus prendre l'ordinateur portable. Je n'ai pas assisté à l'arrestation", conclut le passager.

14h35 : Sarkozy appelle au "sang-froid". Nicolas Sarkozy a appelé mardi au "travail, au sang-froid, au courage, à l'unité" et aussi à "la dignité", sans citer le nom de Dominique Strauss-Kahn. "Le sang-froid, le courage, l'unité, et j'ajouterais la dignité, c'est la ligne de conduite de la majorité", a affirmé le chef de l'Etat selon un participant au petit déjeuner hebdomadaire de la majorité. "La préoccupation des gens, c'est leurs difficultés dans la vie quotidienne. Nous devons conduire le pays, nous sommes des rocs de solidité, je ne le pense pas que depuis ce week-end", a ajouté Nicolas Sarkozy, toujours selon la même source. "Il faut suivre cette ligne, nous avons un travail à faire", a-t-il également déclaré, citant les G8 et G20, forums des principales puissances qu'il préside cette année, ainsi que les réformes à venir, notamment la justice avec les jurés populaires et la dépendance.

Mais le chef de l'Etat n'a à aucun moment évoqué l'affaire Strauss-Kahn proprement dite, il n'a fait aucune mention du directeur général du FMI ni de la victime présumée dans cette affaire. Il n'a pas non plus évoqué son éventuel impact politique sur la campagne présidentielle de 2012, ni même sur l'image de la France à l'étranger, selon cette source. Cet élu a résumé en trois mots la consigne rappelée mardi par le président : "travail, unité, dignité". "Il faut toujours veiller à garder un certain recul et à ne pas aller dans le caniveau car les Français attendent de nous une année utile", concentrée sur "leurs préoccupations", a dit le chef de l'Etat, selon ce participant.

13h44 : Un avocat de DSK envisage des poursuites. Un des avocats français de Dominique Strauss-Kahn, Me Dominique de Leusse, a prévenu mardi qu'une décision serait prise "dans les deux ou trois jours qui viennent" sur d'éventuelles poursuites contre les médias qui diffuseraient des images de lui menotté. "Dans les deux ou trois jours qui viennent, si ce n'est demain (mercredi), une décision sera prise sur les suites à donner à ces diverses images", a mis en garde Me Dominique de Leusse sur France Info. Il a jugé que ces images "vues à la télévision et dans la presse écrite sont contraires" à la loi Guigou "parce qu'elles portent atteinte à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d'innocence au sens de la loi française".

14h41: La prison de Rikers Island. DSK est incarcéré à la prison de Rikers Island, à New York, sur une île de l'East River, au nord du quartier du Queens, au large de l'aéroport La Guardia. Il s'agit d'une prison grande comme la moitié de Central Park. Elle occupe toute l'île. Elle abrite 10 des 15 centres de détention à New York, indique l'administration pénitentiaire de New York sur son site Internet. Selon plusieurs sites dédiés aux prisons américaines, elle accueille dans des bâtiments de tailles variables entre 13.000 et 14.000 détenus, ce qui en fait l'un des plus grands centres de détention au monde.

Rikers Island GoogleMap

© GoogleMap

13h30 : "Faire confiance à la justice". François Sauvadet, président des députés Nouveau centre, a déclaré mardi que "la seule attitude digne que l'on puisse avoir" dans l'affaire "très grave, très lourde" de Dominique Strauss-Kahn, c'est de "faire confiance à la justice". "Je souhaite que la justice américaine puisse faire sereinement son travail et que la vérité éclate sur cette affaire. C'est la seule attitude digne que l'on puisse avoir", a déclaré François Sauvadet à l'issue de la réunion du groupe NC. "Je recommande à chacun d'éviter tout type de commentaires, de supputations", a-t-il ajouté. A propos d'une certaine "omerta" qui aurait entouré le comportement de DSK, François Sauvadet a répondu: "Je tombe des nues quand j'entends ce terme! Si quelqu'un avait connaissance de faits délictueux, il fallait les porter devant la justice!", réaffirmant qu'il n'y a "qu'un moyen aujourd'hui, faire confiance à la justice américaine".

13h03 : Aubry sous le "choc". Au micro d'Europe 1, la première secrétaire du Parti socialiste a affirmé que "le choc est partagé bien au-delà des socialistes et de la gauche" avant d'ajouter avoir "l'impression que beaucoup de gens sont groguis. "Depuis hier, nous sommes tous bouleversés par les images et les charges qui sont portées contre Dominique Strauss-Kahn", a-t-elle assuré avant de rappelé qu'il est nécessaire de respecter le présomption d'innocence. "D'ailleurs, a-t-elle indiqué, je regrette que les médias français n'aient pas choisi de respecter la loi qui est la nôtre, la loi Guigou de 2000, qui impose qu'il n'y ait pas d'image humiliante et dégradante pour quelqu'un qui est protégé par la présomption d'innocence".

13h00 : Le PCF appelle au "respect" pour "chacun des protagonistes". "La nature et la gravité des faits en cause devraient inciter tous les responsables politiques et tous les médias à la plus grande responsabilité dans le traitement de cette affaire. Il en est ainsi de la présomption d'innocence et du respect dû à chacun des deux protagonistes", écrit dans un communiqué Laurence Cohen, responsable de la commission PCF droits des femmes/féminisme. Et, a-t-elle ajouté, "la notoriété" de DSK "ne peut servir à banaliser le viol, à alimenter la surenchère médiatique ou à entraver le cours de la justice", rappelant qu'"en France, 25.000 femmes sont violées chaque année. Le viol est un crime qui ne peut, sous aucun prétexte, être minimisé sous peine d'empêcher les victimes de se reconstruire".

12h51 : Pour Ségolène Royal, c'est "une épreuve collective très lourde". La candidate déclarée à la primaire PS Ségolène Royal a estimé que le Parti socialiste vit aujourd'hui avec l'affaire qui touche Dominique Strauss-Kahn "une épreuve collective très lourde. C'est bien que les socialistes soient rassemblés, unis". "Je voudrais dire aussi, face à l'épreuve que subit Dominique et au déferlement d'images plus violentes les unes que les autres, qu'il n'a pas eu encore la parole dans la défense", a-t-elle assuré avant de déplorer le fait que "la procédure américaine est très différente de la procédure française. On a vu des images d'un homme comme s'il avait été condamné".

12h43 : Fillon parle d'un "acte très grave", s'il est avéré. Le Premier ministre François Fillon s'est exprimé pour la première fois sur l'affaire DSK. Devant une réunion à huis clos avec des députés UMP, il a assuré que "si les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, nous serions en présence d'un acte très grave qui n'appelle aucune excuse".

12h12 : L'avocat de Polanski appelle Paris à garantir que DSK ne s'enfuira pas. L'avocat du réalisateur Roman Polanski, Me Georges Kiejman, a appelé mardi la diplomatie française à garantir que Dominique Strauss-Kahn ne s'enfuira pas, afin qu'il soit remis en liberté et puisse préparer sa défense. Interrogé sur France Info, l'homme de loi a admis que l'affaire Polanski jouait "un rôle inconscient" dans l'affaire Strauss-Kahn, "bien que les situations procédurales soient très différentes". "Ils sont français tous les deux", a noté Me Kiejman, et "la France n'extrade pas ses nationaux, alors que des pays comme la Suisse ou l'Allemagne, dans des traités passés avec les Etats-Unis, s'engagent parfois à le faire".

12h06. Le CSA appelle à "la retenue". Dans un communiqué, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a appelé les chaînes "à la plus grande retenue dans la diffusion d'images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale". Le CSA rappelle en particulier que "la loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes punit d'une amende la diffusion, sur tout support, d'une image faisant apparaître menottée ou entravée une personne, quelle qu'elle soit, qui n'a pas fait l'objet d'une condamnation".

11h47.Cambadélis juge les "images pas nécessaires". Le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a estimé mardi, au lendemain de la comparution de Dominique Strauss-Kahn devant le juge à New York, qu'"il est des images et des humiliations qui n'étaient pas nécessaires à la manifestation de la vérité". "Les amis de DSK sont profondément attristés par les images et les attitudes des autorités qui lui refusent toute dignité. Nous ne sous-estimons pas la gravité des faits présumés, mais il est des images et des humiliations qui n’étaient pas nécessaires à la manifestation de la vérité", a estimé le député de Paris sur son blog.

10h56. Sarkozy demande de la "hauteur" et de la "dignité". Nicolas Sarkozy a demandé mardi "hauteur et dignité" aux dirigeants de la majorité dans leurs réactions à l'affaire visant Dominique Strauss-Kahn, a déclaré l'un d'eux à Reuters après leur petit-déjeuner hebdomadaire à l'Elysée. Le président français s'est jusqu'ici abstenu de la moindre réaction publique à l'arrestation et l'inculpation à New York du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), accusé d'agression sexuelle. "Je l'avais mis en garde", a même déclaré le chef de l'Etat devant des proches, selon Le Figaro.

10h33. "Ce n’est pas le PS qui est dans le box", a lancé Benoît Hamon. Le porte-parole du PS a estimé mardi que les socialistes étaient "collectivement concernés" et "impactés" par l'affaire Strauss-Kahn, tout en soulignant que "ce n'était pas le PS qui se trouvait dans le box" des accusés. "Il serait malhonnête de notre part de dire que nous ne sommes pas impactés par cette affaire. C'est l'un des nôtres, donc nous sommes collectivement concernés, même si ce n'est pas le PS qui est dans le box", a-t-il déclaré sur RTL.

10h03. BHL au secours de DSK. Bernard Henri Lévy s'est insurgé sur son blog lundi à propos du traitement infligé à Dominique Strauss-Kahn. "Il serait bon que l’on puisse le savoir sans tarder – comment une femme de chambre aurait pu s’introduire seule, contrairement aux usages qui, dans la plupart des grands hôtels new-yorkais, prévoient des "brigades de ménage" composées de deux personnes, dans la chambre d’un des personnages les plus surveillés de la planète", écrit notamment le philosophe.

09h41. Jean-François Copé "à court de mots". Le secrétaire général de l'UMP ne sait plus trop quoi dire au moment de commenter l’incarcération de Dominique Strauss-Kahn. "On commence à être un peu à court de mots" et "je vous avoue que moi-même je commence à être un peu hésitant", a déclaré M. Copé sur i-TELE et Radio Classique. "On est devenus maintenant tous des commentateurs du commentaire et je crois qu'on a fait le tour du sujet. Je pense que nous sommes maintenant entrés dans une affaire qui relève de la justice américaine, avec l'application du droit commun."

09h33. La victime présumée de Dominique Strauss-Kahn ignorait qui était l'occupant de la chambre lorsqu'elle affirme avoir été agressée, rapportent mardi RMC et RTL. Nafissatou Diallo aurait été très surprise de découvrir l'identité de son présumé agresseur, a expliqué son meilleur ami. Elle est actuellement en état de choc. "Elle a passé deux jours entiers à pleurer", a ajouté cet ami. Nafissatou Diallo n'a pas encore formellement porté plainte. C'est le procureur qui est à l'origine des poursuites contre le directeur du FMI.

09h15. Martine Aubry attend la "version" de DSK. La première secrétaire du PS a expliqué mardi qu'il fallait "attendre les faits" et "la version" de Dominique Strauss-Kahn après son maintien en détention aux Etats-Unis, tout en souhaitant qu'"on respecte la jeune femme" qui l'accuse d'agression sexuelle. "Face à des affaires aussi douloureuses, j'attends toujours les faits", a déclaré la première secrétaire sur France-Info, se disant "à la fois sidérée parce que c'est incroyable", "stupéfaite" et "bouleversée par les images, par la charge des accusations".

08h41. Jack Lang évoque un "acharnement médiatico-judiciaire". Invité d'Europe 1, le député socialiste Jack Lang a tenu à défendre son "ami" Dominique Strauss-Kahn, emprisonné aux Etats-Unis pour une affaire de moeurs. "C'est un homme courageux à qui on inflige un sort méprisant et qui porte atteinte à sa dignité", a-t-il expliqué. "La mise au pilori médiatique d'un homme, Dominique, par avance déjà condamné par les médias, humilié fait horreur et suscite l'écoeurement. Il n'est pas impensable qu'il y a de la part de certains magistrats, le procureur en particulier ou la juge, la volonté de se payer un Français, un Français qui plus est connu. On a le sentiment d'un acharnement médiatico-judiciaire, d'un lynchage".

"Le système judiciaire américain est un système inhumain qui broie celui qui tombe entre ses mains et qui ne respecte pas les principes qui figurent dans notre Déclaration des droits de l'Homme de 1789, ce principe d'équité. C'est un système qui n'est absolument pas transposable en Europe", a poursuivi l'ancien ministre.

"Un acharnement, un lynchage" :

08h24. Jean-Jacques Urvoas fait part de sa "fidélité sans faille" à l'égard de DSK. Le député socialiste du Finistère a affiché sur Europe 1 sa fidélité et sa confiance à l'égard de Dominique Strauss-Kahn. Il a également appelé le ministre de la Justice, Michel Mercier, à faire respecter la loi et à faire interdire les images du patron du FMI menotté.

07h57. Elisabeth Guigou parle d’images "écoeurantes". La députée socialiste Elisabeth Guigou, a vivement réagi mardi matin aux images montrant DSK menotté et sa comparution devant le tribunal lundi. "Je suis bouleversée, j'ai trouvé les images écœurantes", a confié sur Europe 1 l’ex-garde des Sceaux, jugeant que "tout cela porte atteinte à la dignité humaine". L’élue a par ailleurs critiqué le fonctionnement de la justice américaine à travers ce dossier. "Nous voulons savoir la vérité, or jusqu'à présent nous n'avons entendu que l'accusation avec un procureur qui n'instruit qu'à charge".

07h11. Les proches de DSK soutiennent son épouse. L'entourage de DSK, qui travaillait jusqu'alors à sa future candidature pour les primaires du PS, tente désormais de préserver ce qui reste de la sérénité de son épouse Anne Sainclair, selon les informations du buzz politique d'Europe 1. Lundi, la fidèle attachée de presse de DSK, Anne Homel, et l'avocat Jean Veil ont décollé avec Anne Sinclair de Roissy pour JFK à New-York pour assister à l'audience. L'une des filles de DSK, Camille, étudiante en sciences-politiques à l'université Colombia, devait aussi les y rejoindre.

06h25. Lagarde juge la situation "accablante et douloureuse". La ministre des Finances à refuser de commenter plus avant cette affaire. "Il y a une procédure judiciaire qui est en cours selon les règles du droit et de la procédure américaine", et "il ne m'appartient pas de commenter", a-t-elle déclaré.

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