La police charge les anti-pape

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La police charge les anti-pape
@ Reuters
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Une manifestation a dégénéré jeudi soir en marge des Journées mondiales de la jeunesse.

La police a dispersé à coups de matraque un rassemblement de manifestants anti-pape, jeudi soir, à la Puerta del Sol de Madrid. Elle avait auparavant bouclé la place pour empêcher les pro-laïcs et les Indignés de se rendre à la place de Cibeles, où le pape devait s'adresser aux jeunes pèlerins des Journées mondiales de la Jeunesse.

Environ 150 manifestants se trouvaient à la Puerta del Sol, encadrés par une centaine de policiers. Ces derniers leur ont donné l'ordre de se disperser, puis ont chargé des manifestants qui s'éloignaient dans une rue voisine. Certains ont reçu des coups de matraque dans les jambes. "Ils m'ont frappé à cinq ou six reprises", a raconté Bruno, un manifestant de 30 ans, le coude en sang. "Nous sommes désarmés, nous ne faisons rien. J'ai réussi à me couvrir la tête, sinon j'aurais la tête ouverte".

Les anti-pape se sont à nouveau donnés rendez-vous, vendredi à 20h à la Puerta del Sol, pour un nouveau rassemblement de protestation.

Benoît XVI bénit la foule

Pendant ce temps, sous une pluie de confettis, des centaines de milliers de jeunes pèlerins en liesse ont accueilli jeudiBenoît XVI sur la place de Cibeles, au coeur de Madrid.

En robe blanche, étole or et rouge drapée sur les épaules, le pape âgé de 84 ans a pris place, par une chaleur étouffante, sur l'immense estrade blanche ornée d'une effigie géante de la Mère et de l'Enfant et a ensuite béni les jeunes.

Acclamations des jeunes en liesse

"Nous sommes venus pour montrer que la foi catholique reste très ancrée dans le monde et en Amérique latine", a témoigné un jeune séminariste qui a passé jeudi matin deux heures coincé derrière une barrière, près de la Nonciature, dans le centre de Madrid, où le pape sera logé jusqu'à dimanche.

"C'est la première fois que nous allons voir le pape. S'ils me laissent faire, je vais essayer de le toucher", a espéré dans un sourire un autre pélerin, un jeune Mexicain de 21 ans, posté depuis trois heures derrière une barrière, agitant le drapeau de son pays.

Comme lui, les jeunes pèlerins étaient partout, grimpés sur des ponts, debout le long des avenues, se protégeant du soleil avec des ombrelles, agitant des drapeaux d'Argentine, de Belgique, d'Irlande ou du Canada. Depuis le début de la semaine, la ville vit au rythme des JMJ : avenues pavoisées, rues barrées, estrades et échafaudages dressés sur les grands axes, haut-parleurs crachant chants religieux et musique pop.

Un programme encore chargé

Vendredi, les pèlerins participeront à un chemin de Croix dont les 14 stations ont été dressées sur le Paseo de Recoletos, la grande avenue menant à la place de Cibeles.

Point d'orgue de la semaine, la veillée de samedi sur l'aérodrome militaire de Cuatro Vientos, grand comme 48 terrains de football, précédera la messe de clôture de ces JMJ dimanche.