La passation de pouvoir, le serment, le discours... Ce qu'il faut retenir de l'investiture de Trump

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La passation de pouvoir, le serment, le discours... Ce qu'il faut retenir de l'investiture de Trump
Lors d'une cérémonie d'investiture millimétrée Donald Trump a remplacé Barack Obama à la présidence des États-Unis.@ AFP
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Donald Trump est devenu vendredi le 45ème président des États-Unis. Après avoir prêté serment, le républicain a prononcé un discours emprunt de populisme.

L'ESSENTIEL

Une page de l'histoire des États-Unis vient de se tourner. Vendredi, le magnat de l'immobilier qui tweete plus vite que son ombre, Donald Trump, est officiellement devenu le 45ème président des États-Unis. Lors d'une cérémonie d'investiture millimétrée, il a succédé à Barack Obama à la présidence des États-Unis.

>> Ce que l’on retiendra de cette journée

Le passage de relais. "Monsieur le président élu, comment allez-vous ?" Vers 15h30, heure française, Barack Obama a arboré son sourire légendaire pour accueillir son successeur et lui tendre les clés (au figuré) de la Maison-Blanche. Melania Trump et Michelle Obama étaient de la partie. Comme le veut le protocole, les deux couples ont partagé un thé, avant de partir, ensemble, pour le Capitole. Exit Barack Obama. Hello "The Donald".

La prestation de serment. Juré, craché. Main gauche sur la bible, main droite levée, le magnat de l'immobilier a prêté serment comme l'ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou John F. Kennedy. "Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis", a affirmé le nouveau président, avec solennité.

Le discours d'investiture. Donald Trump candidat s'est ensuite mué en Donald Trump président. Sous une pluie pas assez forte pour le décoiffer, il a prononcé un discours attendu par les observateurs du monde entier. Bras levés, doigts pointés… sa gestuelle était offensive. Sa rhétorique aussi est restée la même. Devant plusieurs milliers de personnes réunies pour l'occasion, il a tenu un discours à la teneur populiste.

Le défilé. C'est le protocole, après avoir déjeuné, Donald Trump et son vice-président Mike Pence ont remonté Pennsylvania Avenue, une avenue de 2,4 kilomètres qui relie le Capitole à la Maison-Blanche. Ils l'ont fait en voiture.

>> Ce qu’il a dit lors de son discours d’investiture

Populisme, quand tu nous tiens. Pour son premier discours en tant que président, Donald Trump a fait du Donald Trump, promettant de rendre beaucoup de choses à l'Amérique et aux Américains. "Ensemble, nous allons rendre à l'Amérique sa force. Nous allons rendre à l'Amérique sa prospérité. Nous allons rendre à l'Amérique sa fierté. Nous allons rendre à l'Amérique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous allons rendre à l'Amérique sa grandeur", a martelé Donald Trump, reprenant son slogan de campagne. Et c'est possible car, l'a-t-il assuré, "Dieu le veut".

En revanche, le nouveau président a omis de parler des fractures profondes qui fragilisent l'Amérique. Pourtant le pays n'a jamais été autant divisé. Donald Trump est le président le moins populaire à s'installer à la Maison-Blanche. Selon les derniers sondages, il est proche des 40 % d'opinions favorables seulement.

Ces cinq meilleures punchlines :

"À Barack Obama et Michelle Obama, merci pour votre aide durant cette transition. Vous avez été magnifiques"

"Nous transférons le pouvoir de Washington DC au peuple des États-Unis."

"Que nous soyons blancs ou noirs, nous avons tous le même sang de patriotes. Nous saluons tous le même grand drapeau américain."

Sur le plan économique, "nous allons suivre deux règles simples : acheter américain, embaucher américain".

"Nous allons unifier le monde civilisé contre le terrorisme islamique, qui sera complètement éradiqué de la surface de la terre."

>> Ceux qui étaient invités à la fête

Les officiels. Comme le veut la tradition, Donald Trump a prêté serment vendredi devant le président sortant, Barack Obama, mais aussi en présence de trois anciens "commanders in chief", George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter. Hillary Clinton, battue lors de l'élection du 8 novembre, était également au rendez-vous. George Bush père, lui, a assisté à la cérémonie depuis un lit d'hôpital.

La famille. Outre Mike Pence, le vice-président et les futurs membres de l'administration Trump, la famille du milliardaire était bien sûr présente. Parmi eux, sa femme Melania et ses cinq enfants, dont sa fille Ivanka, son fils Donald Jr  et son petit dernier, Barron.

>> Ceux qui s'occupaient de l'animation

Les chorales. Céline Dion et Justin Timberlake avaient refusé. C'est donc Jackie Evancho, artiste arrivée en demi-finales de la saison 5 de l'émission America's Got Talent qui a donné de la voix vendredi. Peu avant que Donald Trump ne prête serment, elle a interprété l'hymne américain.

Les manifestants. Ils ont participé à la cérémonie à leur façon. Masqués et habillés de noir, plusieurs centaines de manifestants anti-Trump ont provoqué des incidents dans le centre de Washington, lançant des pierres et cassant des vitrines.

>> Ce qui va se passer maintenant

Les bals. Place à la danse. Donald Trump et Mike Pence et leurs épouses iront valser dans plusieurs bals donnés dans la capitale américaine, notamment au Walter E. Washington Convention Center et au National Building Museum, le musée de l'architecture.

La prière œcuménique. La cérémonie d'investiture se poursuit samedi. Le nouveau président américain et son vice-président participeront à une cérémonie religieuse oecuménique à la cathédrale de Washington. Avant de prendre officiellement les commandes du bateau Amérique…