La mère de la petite Elise donne sa version des faits

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La mère de la petite Elise donne sa version des faits
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La mère de la petite Elise, la fillette enlevée à son père le 20 mars dernier à Arles et retrouvée dimanche dernier en Hongrie, donne sa version des faits dans le Journal du Dimanche. Irina Belenkaya confie notamment son sentiment d’avoir agi en toute légalité et exige que sa fille lui soit rendue.

Les confessions de la mère de la petite Elise éclairent d’un jour nouveau l’enlèvement de la fillette franco-russe. Dans les pages du Journal du Dimanche, depuis le parloir de la prison de Budapest où elle se trouve, Irina Belenkaya explique notamment qu’elle a le sentiment d’avoir agi en toute légalité, un tribunal russe lui ayant confié la garde de son enfant.

A propos de l'enlèvement d'Elise, finalement retrouvée en Hongrie dimanche dernier, Irina Belenkaya avoue avoir pendant plusieurs jours "surveillé les allées et venues" de son mari pour connaître son emploi du temps. Elle explique avoir eu peur que son ex-époux se saisisse d'un couteau au cours l'enlèvement. Deux hommes qu'elle ne connaissait pas auraient alors spontanément pris sa défense. "Ils se sont interposés, se sont battus avec M. André. Pendant ce temps, j'ai pris ma fille par la main et je l'ai fait monter dans la voiture. J'ai démarré et je me suis adressée en français aux deux hommes, en leur disant : "Montez, montez !" Je les ai laissés dans le centre de Montpellier. Depuis, je n'ai pas de nouvelles d'eux", assure Irina Belenkaya.

"Je veux (...) qu'on me rende ma fille", demande celle qui pourrait être extradée vers la France où des poursuites contre elle pourraient être engagées. "J'ai une vie correcte à Moscou, un emploi de géologiste stable et bien payé", qui la dispense de l'aide de son ex-époux, assure Irina Belenkaya. Ajoutant : "Son père pourrait venir la voir quand il le veut".

Elise est au coeur d'un divorce particulièrement tenduentre son père français et sa mère russe. La fillette a déjà été enlevée à trois reprises dans le passé. Le parquet russe a d'ailleurs fait savoir de son côté qu'il envisageait de poursuivre Jean-Michel André pour un rapt précédent.