La justice américaine ne lâche pas Polanski

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La justice américaine ne lâche pas Polanski
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Les Etats-Unis réclament toujours son extradition, mais pourraient enquêter sur le juge chargé de l’affaire en 1977.

La justice américaine refuse d'abandonner les poursuites contre Roman Polanski. Une cour d'appel californienne a rejeté lundi la demande déposée au début du mois par les avocats du cinéaste. Les Etats-Unis réclament toujours à Berne l'extradition du réalisateur franco-polonais, désormais assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, dans l’ouest de la Suisse.

Dans le même temps, le jugement appelle à "une enquête rapide" sur les allégations de faute de procédure, portées par la défense du cinéaste à l'encontre du juge chargé du dossier à l'époque, Laurence Rittenband. En effet, le 10 décembre, l’avocat Chad Hummel avait dénoncé, devant la cour d'appel de Californie, de graves erreurs de procédure au moment des faits, commises selon lui par le juge Rittenband.

Selon lui, le juge, mort depuis, aurait discuté, avant de rendre sa sentence, avec un procureur qui lui aurait dit que Roman Polanski méritait la prison, ce qui constitue une grave faute de procédure. "Il est très préoccupant que les accusations de faute professionnelle n'aient pas été examinées par un tribunal capable de mettre en avant des preuves et de tirer des conclusions à propos de ce qui s'est passé en 1977 et 1978", indique le jugement rendu lundi.

Ces accusations "nécessitent une enquête rapide et complète et ensuite, si besoin est, toutes les actions nécessaires en réparation des préjudices éventuellement subis", poursuit le texte. Et les trois juges de lancer un appel à "toutes les parties prenantes à ce drame interminable à mettre l'intégrité du système judiciaire au-dessus de leur désir de sanction, que ce soit pour son délit ou pour sa fuite".