La journée noire de Dominique Strauss-Kahn

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La journée noire de Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn devra rester en détention au moins jusqu'au 20 mai prochain@ REUTERS
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Revivez la journée de lundi, marquée par la mise en détention provisoire du patron du FMI.

Résumé de la journée. Le patron du FMI a comparu devant le tribunal de New York pour tentative de viol. La juge a refusé sa remise en liberté sous caution. Le patron du FMI a été placé en détention provisoire jusqu'au vendredi 20 mai, date de la prochaine audience.

22h40 : Anne Sinclair attendue à New York. Selon la chaîne américaine NBC, l'épouse de Dominique Strauss-Kahn est attendue dans l'après-midi. Dès dimanche, elle avait apporté son soutien à son époux.

21h39 : Taubmann continue à défendre DSK. Invité à réagir à l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn, Michel Taubmann, l'auteur du Vrai roman de Dominique Stauss-Kahn, a déclaré qu'il "continuait à le défendre". Ce qui s’est passé "ne correspond pas au personnage", même s'"il y a un terreau" propice à ce type d'affaire, du fait de l’image du séducteur de Dominique Strauss-Kahn. Michel Taubmann a par ailleurs appelé à "ne pas confondre la morale et la loi".

21h10 : Un entretien "prémonitoire" avec DSK. Antoine Guiral, un journaliste de Libération qui a rencontré Dominique Strauss-Kahn il y a quinze jours lors d’un déjeuner confidentiel, a indiqué lundi soir sur Europe 1, que le patron du FMI avait abordé la piste d'éventuels complots politiques. Pour parer à une potentielle tentative d'espionnage, il a demandé aux journalistes s’il avaient un téléphone portable sur eux, disant ne conserver lui-même que son téléphone crypté fourni par le FMI. "Il expliquait que Claude Guéant avait préparé des mauvais coups contre lui", a développé le journaliste. Puis, "très spontanément, il a évoqué trois points : le fric, les femmes et sa judaïté", a poursuivi Antoine Guiral.

"Il a d’emblée commencé par la question des femmes, en expliquant qu’il y avait des photos qui soi-disant circulaient sur lui dans Paris dans des partouzes géantes". "Il disait : et bien oui, j’aime les femmes et alors ? Ces photos, si elles existent, qu’on les montre", tout "en menaçant ceux qui les sortiraient éventuellement de sortir la même chose sur eux". "On pourrait imaginer que j’ai violé une femme dans un parking", aurait ensuite déclaré Dominique Strauss-Kahn. Le patron du FMI paraissait alors, selon Antoine Guiral, "extrêmement déterminé". Il a en outre expliqué que "Martine Aubry ne serait pas candidate" à la primaire du PS, et donnait le sentiment de quelqu'un quasiment "installé à l'Elysée".

19h56 : Une réunion au FMI. Le conseil d'administration du FMI se réunira de manière informelle lundi après-midi (heure de Washington) pour faire le point sur l'affaire DSK.

19h52 : Extrait de l'audience de DSK. Des caméras ont pu filmer l'audience du patron du FMI lundi après-midi. On y voit Dominique Strauss-Kahn fatigué et abattu alors que la juge lui annonce sa décision de le placer en détention préventive :



19h38 : Sofitel dément les accusations d'un député français. Le directeur général de la chaîne hôtelière Sofitel a démenti lundi les propos d'un parlementaire français affirmant que Dominique Strauss-Kahn avait commis des agressions répétées au sein de ses établissements. Robert Gaymer-Jones qualifie "d'allégations sans fondement" les accusations du député UMP Bernard Debré contre le directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Le groupe hôtelier explique avoir mis en place "des procédures strictes ainsi qu'un numéro d'appel d'alertes professionnelles ouvert à tous les collaborateurs souhaitant attirer l'attention sur des faits spécifiques, et ce, depuis plus d'un an". "La direction n'a pas eu connaissance de tentative d'agression antérieure", ajoute Robert Gaymer-Jones.

19h19 : Une affaire "similaire" évoquée. Dominique Strauss-Kahn a été impliqué dans "au moins un" autre cas, a déclaré lundi l'accusation devant le tribunal où comparaissait le patron du Fonds monétaire international. Il y a des "informations selon lesquelles il a eu une conduite similaire à celle-ci dans au moins un cas", a déclaré le procureur devant le tribunal, juste avant que la juge ne prononce l'incarcération de Dominique Strauss-Kahn.

19h15 : 70 ans de prison. Les sept chefs d'inculpation énoncés à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn par la justice américaine sont passibles d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 74 ans et trois mois, révèlent lundi des documents judiciaires.

18h56 : Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis a une "pensée pour la famille" de Dominique Strauss-Kahn, mais aussi pour "la jeune femme" qui dit avoir été agressée par le patron du FMI. "Il faut respecter le temps de la justice américaine", a ajouté le député.

18h50 : Déception. L'avocat de Dominique-Strauss Kahn se dit "déçu", mais "la bataille ne fait que commencer". Les avocats du patron du FMI ne sont pas restés longtemps après la fin de l'audience et sont remontés dans leur limousine noire.

18h38 : L'audience est terminée. Dominique-Strauss Kahn est placé en détention provisoire jusqu'au vendredi 20 mai, date de la prochaine audience.

18h37 : Un bracelet électronique ? Selon les informations recueillies par le correspondant d'Europe 1 à New York, les avocats de Dominique Strauss-Kahn vont proposer le port d'un bracelet électronique afin que le patron du FMI puisse retrouver la liberté en attendant un jugement.

18h30 : Pas de remise en liberté. La juge refuse de libérer Dominique Strauss-Kahn contre une caution d'un million de dollars, comme l'ont proposé ses avocats. Il n'est donc pas remis en liberté mais placé en détention provisoire jusqu'au 20 mai, date de la prochaine audience.

18h24 : La juge a peur d'une fuite. "Je suis une juge juste, j'ai simplement peur d'une fuite [de DSK, NDLR]", a lancé la juge Melissa Jackson, soulignant que le patron du FMI a été arrêté alors qu'il se trouvait dans un avion.DSK essaie de s'adresser à elle, mais ses avocats l'en empêchent.

18h21 : Un million de dollars de caution ? La défense propose de fixer la caution de Dominique Strauss-Khan à 1 million de dollars. De son côté l'accusation évoque des faits similaires "à au moins une reprise".

18h15 : L'avocat Benjamin Brafman prend la parole. Il explique que DSK est prêt à rester à New York avec sa fille et qu'il réfute les accusations. Il souligne que le patron du FMI n'a pas essayé de fuir et que son vol était réservé depuis longtemps.

18h13 : Le rapport corrobore les accusations. Le parquet de New York assure que les rapports des experts corroborent les accusations de la plaignante.

18h11 : Le procureur évoque une vidéo de DSK. Le procureur parle de la vidéo de DSK sortant du Sofitel. "Il avait l'air de fuir", déclare-t-il. Il souligne également "craindre une fuite" du patron du FMI qui "en a les moyens."

18h09 : Demande de détention préventive. Le parquet de New York demande que Dominique Strauss-Kahn soit placé en détention préventive, annonce Reuters.

18h04 : DSK devant la juge. Le patron du FMI est présenté à la juge Melissa Jackson. Elle le présente comme un homme d'"une grande d'influence".

17h58 : Discussions avec la juge. Les avocats des deux parties ont parlé avec la juge. DSK est retourné s’assoir. La séance est suspendue 5 minutes. Les photographes de presse sont autorisés à entrer dans la salle. Ils s’affairent autour du patron du FMI et le prennent en photo.

17h56 : Portables interdits ? On demande aux journalistes présents dans la salle d'audience de bien vouloir éteindre leurs appareils.

17h53 : Les avocats de DSK arrivent. Les avocats du patron du FMI ont fait leur entrée dans la salle d'audience du tribunal de New York. Parmi eux il y a Benjamin Brafman, ancien avocat de Michael Jackson. Il discute avec ses avocats dans une petite "pièce" en verre.

17h43 DSK de retour. Le patron du FMI est de retour dans la salle d'audience. Il n'est pas menotté. Selon le correspondant d'Europe 1 présent dans la salle, DSK a "le regard perdu" et "s'est assis dans un coin pour ne pas être vu". Le patron du FMI est pris en photo deux fois. Il attend son tour.

17h25 : Où est DSK ? Le "défilé" de prévenus se poursuit dans la salle d'audience , mais le patron du FMI n'est toujours pas revenu dans la salle.

17h20 : DSK toujours absent. Le patron du FMI n'est toujours pas revenu dans la salle d'audience. Personne ne semble savoir pourquoi il est ressorti. Ses avocats ne sont pas non plus présents dans la salle. Une employée a apporté une nouvelle pile de dossiers.

17h10 : Une vidéo de la femme de chambre. Selon les informations du Courrier Picard, une caméra de vidéosurveillance a filmé la femme de chambre au moment où elle quittait la suite occupée par le patron du Fonds monétaire international.

17h00 : DSK sort de la salle. Le patron du FMI est ressorti de la salle, accompagné de plusieurs policiers. On ignore pourquoi, fait savoir le correspondant d'Europe 1 sur place, jean-Philippe Balasse, qui assure un suivi en direct de l'audience sur Twitter.

16h58 : Cinq autres accusés attendent leur tour. Le patron du FMI attend de passer devant la juge au tribunal situé à Manhattan. Assis sur un banc à 7-8 mètres de la juge, il est entouré de cinq autres personnes convoquées pour une audience.

16h51 : DSK est arrivé au tribunal, a observé le correspondant d'Europe 1 à New York. L'audience se tient dans une salle de taille moyenne du tribunal pénal situé à Centre Street, dans le sud de Manhattan. Il s'est assis dans un coin de la salle, à l'écart, attendant son tour. Il y a onze policiers dans la salle.

16h41 : La Maison-Blanche "confiante" pour le FMI. La Maison-Blanche a déclaré qu'elle était confiante dans le fonctionnement du FMI après l'inculpation du patron du Fonds monétaire international à New York.

16h35 : Le débat ne doit pas se réduire à DSK. Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, estime lundi à propos de l'affaire DSK, qu'il serait "gravissime" que le débat autour de l'élection présidentielle "se réduise à cette affaire consternante". "A l'heure où nous parlons, deux personnes connaissent la vérité : Dominique Strauss-Kahn et l'employée de l'hôtel new-yorkais qui a porté plainte contre lui", relève Roland Muzeau dans un communiqué. "Il appartient à la justice américaine de faire son travail. Il serait gravissime que le nécessaire débat en vue des échéances de 2012 se réduise à cette affaire consternante. Les Françaises et les Français attendent tout autre chose des forces politiques", ajoute-t-il.

16h30 : Le juge est une femme. Des dizaines de journalistes attendaient lundi matin Dominique Strauss-Kahn au tribunal de New York où sa comparution pour tentative de viol était attendue devant la juge Melissa Jackson. L'audience se tient dans une salle de taille moyenne du tribunal pénal situé à Centre Street, dans le sud de Manhattan. Des journalistes et des badauds se pressaient lundi matin à l'extérieur et à l'intérieur du tribunal, où se succèdent généralement les comparutions en flagrant délit de petits ou grands délinquants. La procédure prévoit un premier interrogatoire de l'accusé, pendant lequel la juge va lui poser les questions rituelles sur son état actuel - pas d'absorption de substances toxiques, clarté d'esprit - avant de lui lire l'acte d'accusation.

16h09 : Des accusations " épouvantables". Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a jugé lundi "épouvantables" les faits reprochés au patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, tout en estimant que ses problèmes personnels n'avaient pas d'impact sur la gestion de la crise de la dette en zone euro. "Je ne vois pas ce que des faits avérés ou supposés dans un hôtel de New-York ont à voir avec la crise de l'euro", a-t-il ajouté, estimant que le FMI était "si bien organisé qu'il pouvait faire face à l'absence" de son directeur général.

16h06 : Une caution à 2 millions de dollars ? C'est ce qu'affirment certains journaux américains, comme le New York Post, cités par BFM TV. "Le procureur a durci le ton et pourrait demander une caution de deux millions de dollars. Le passeport du patron du FMI a été confisqué, et il lui serait imposé de porter un bracelet électronique", avance la chaîne d'informations.

15h35 : Un rapport évoque des griffures. Des griffures ont été constatées sur le torse de Dominique Strauss-Kahn, selon un rapport du consulat français de New York cité par Atlantico.fr. Selon le site Internet d'informations, qui publie aussi des extraits du rapport de police américain, les autorités françaises sont tenues informées en temps réel de l'évolution de l'affaire par l'intermédiaire de leurs diplomates. Le rapport mentionne que "des griffures ont été constatées sur le torse de l'auteur présumé" et que ce dernier a donné son accord "pour que des examens complémentaires soient réalisés", selon Atlantico. Ils ont été pratiqués tout au long de l'après-midi de dimanche, ce qui a entraîné le report de l'audience à lundi. Selon le document, le haut responsable de la police de New York (NYPD) a précisé aux diplomates français que ses services avaient utilisé un "red kit" (kit de prélèvement en cas de viol) qui permet d'effectuer des prélèvements sur la victime (vêtements, corps, ongles, etc.) et sur la scène de crime. Il a précisé aux diplomates français que "des traces ADN (vraisemblablement de sperme) avaient bien été découvertes et qu'elles étaient en cours d'exploitation et de comparaison. Les résultats des prélèvements ne sont pas attendus avant un délai minimum de cinq jours", ajoute le rapport.

15h25 : DSK évoque "un problème grave". Selon les informations recueillies par Le Monde, Anne Sinclair, l'épouse de Dominique Strauss-Kahn, aurait eu ce dernier au téléphone samedi alors qu'il se rendait à l'aéroport JFK. Il aurait évoqué "un problème grave" avec son épouse mais sans faire allusion à l'histoire de l'agression de la femme de chambre de l'hôtel Sofitel, écrit le quotidien dans son édition de mardi.

15h16 : Aubry bouleversée. La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a assuré lundi au siège de son mouvement que l'image montrant DSK menotté était "profondément humiliante" et "l'avait vraiment bouleversée".

15h06 : Le dialogue continue avec le FMI. La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a assuré lundi que le "dialogue" sur l'aide aux pays européens en crise se poursuivait avec le Fonds monétaire international, malgré l'inculpation du patron de l'institution, Dominique Strauss-Kahn. "Je ne peux que me réjouir que le dialogue se poursuive entre la Banque centrale européenne, la Commission (européenne) et le Fonds monétaire international, qui sera bien sûr représenté", a-t-elle indiqué. "Nous avons des problèmes sérieux à évoquer concernant notamment le plan de soutien au Portugal, le financement de la Grèce, c'est ce que nous allons examiner cet après-midi", a-t-elle encore dit.

14h42 : Chevènement parle d'un "unique témoignage fragile". Le sénateur Jean-Pierre Chevènement évoque l'affaire DSK sur son blog lundi. "Je connais Dominique Strauss-Kahn depuis trente ans. Sur beaucoup de sujets, je n'ai pas été et je ne suis toujours pas d'accord avec lui. Mais le coeur ne peut que se serrer devant ses images humiliantes et poignantes qu'on donne de lui. Un effroyable lynchage planétaire ! Et si c'était une monstrueuse injustice ?", s'interroge-t-il avant de poursuivre : "un homme politique est toujours exposé à la provocation. C'est la première réflexion qui m'est venue à l'esprit : Dominique Strauss-Kahn est inculpé sur le témoignage d'une femme de chambre, un unique témoignage forcément fragile. Et, dans le système accusatoire américain, il doit faire la preuve de son innocence !"

14h14 : L'heure de l'agression revue. Les policiers new-yorkais revoient l'heure de l'agression présumée de Dominique Strauss-Kahn sur une femme de chambre d'un hôtel de la ville à la pomme, selon les informations de Libération. Le commissaire adjoint et porte-parole de la police de New York aurait ainsi déclaré : "nous avions dit initialement que c'était aux alentours de 13 heures, en fait c'était plus proche de midi". Cette modification met à mal les arguments de la défense de DSK qui affirme que le patron du FMI a déjeuné avec sa fille après avoir quitté l'hôtel vers midi.

14h04 : La salle de bain au fond de la suite. La femme de chambre est entrée dans la suite de DominiqueStrauss-Kahn "pour faire le ménage", a indiqué la direction de l’hôtel Sofitel, en précisant que le personnel n'a pas d'autres moyens que de sonner pour savoir si quelqu'un se trouve à l'intérieur. La configuration de la suite 2806, dans laquelle a séjourné DSK, "n'est pas très pratique" et peut expliquer "qu'on n'entende pas du tout une employée entrer dans la chambre", a déclaré pour sa part Paul Dubrule, cofondateur d'Accor. "La salle de bain se trouve tout au fond de la suite, après un coude", a expliqué Paul Dubrule, qui a utilisé cette suite à de nombreuses reprises.

14h02 : DSK a bien fait son check-out du Sofitel. Dominique Strauss-Kahn a bien signalé samedi son départ à la réception de l'hôtel Sofitel de New York, a indiqué lundi le groupe hôtelier Accor, propriétaire des Sofitel. Interrogé par l'AFP, Accor a refusé de préciser si le patron du FMI était un habitué de cet hôtel, situé à quelques encablures de Times Square, ni pour combien de temps son séjour était prévu. "Nous ne donnons pas d'informations sur nos clients", a souligné le groupe.

13h54 : Draghi "pas du tout intéressé" par la direction du FMI. L'Italien Mario Draghi, qui fait figure de grand favori pour la présidence de la BCE, s'est dit lundi "pas du tout intéressé" pour succéder éventuellement au Français Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. C'est ce qu'a assuré une porte-parole de la Banque d'Italie.

13h43 : NPA choqué par "les réactions de compassion". La porte-parole du NPA, Myriam Martin, a souligné lundi qu'il fallait d'abord penser à "la victime" qui accuse DSK d'agression sexuelle "si les faits sont avérés". Christine Poupin, l'autre porte-parole du parti, s'est également dite "choquée par les réactions de compassion à DSK, sa famille et ses proches. Et la femme (de ménage) alors ?".

13h36 : Delanoë éprouve "beaucoup de tristesse". Le maire de Paris a estimé, à propos de l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn, qu'il fallait "résister à la pression des images et des emballements", devant des journalistes en marge du Conseil de Paris. "Dominique plaidant non coupable, il faut qu'on l'entende", a-t-il ajouté en appelant à "prendre un peu de hauteur, à ne pas se laisser bousculer, à être attentif aux personnes". Il a dit éprouver "beaucoup de tristesse" et appelé à la "sobriété".

13h25 : Pas de commentaire de la première Dame de France. Carla Bruni-Sarkozy n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette affaire. "Je n'ai pas envie de faire de commentaire", a-t-elle répondu à Jean-Pierre Pernaut qui l'interrogeait sur le plateau de TF1.

13h15 : Merkel appelle à respecter la présomption d'innocence. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré lundi voir "de bonnes raisons" pour que l'Europe garde la direction du FMI, tout en appelant à respecter la présomption d'innocence à l'égard de son président français Dominique Strauss-Kahn, arrêté pour agression sexuelle.

13h07 : Guigou pointe "la brutalité" du système judiciaire américain. Pour l'ex-ministre de la Justice Elisabeth Guigou (PS), les images de Dominique Strauss-Kahn menotté sont d'"une brutalité, d'une violence, d'une cruauté inouies" et elle s'est dite "heureuse" que la France n'ait "pas le même système judiciaire que les Etats-Unis.

12h45 : DSK aurait quitté son hôtel une heure avant l'agression. Selon ses avocats, qui reconstituent son emploi du temps, le patron du FMI aurait quitté l'hôtel à midi, soit une heure avant l'agression présumée de la femme de chambre. Il aurait ensuite déjeuné avec sa fille dans un restaurant new-yorkais avant de prendre un taxi pour l'aéroport JFK, selon les informations de RMC.

12h30 : Pour Cambadélis, DSK sera "innocenté". Pour ce proche de Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI ne devrait pas être inculpé.

12h28 : Pas d'impact sur les plans d'aide dans la zone euro. La Commission européenne affirme que l'inculpation du directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis n'aurait "pas d'impact" sur les plans d'aide financière prévus pour les pays de la zone euro, notamment la Grèce.

12h08 : DSK attendu d'ici quelques heures au palais de justice. L'audience du patron du FMI sera publique pour cette première comparution, rapporte Sébastien Krebs, envoyé spécial d'Europe 1 à New-York. Le juge va examiner les dépositions de chacun et les preuves apportées pour décider de sa mise en détention ou pas.

11h45 : Réunion de la direction du PS mardi. La direction du PS se réunira mardi midi sous la direction de Martine Aubry, annonce le porte-parole du PS Benoît Hamon.

11h08 : Une écrivaineenvisage de porter plainte contre DSK. La journaliste Tristane Banon affirme avoir été agressée sexuellement en 2002 par Dominique Strauss-Kahn et"envisage de porter plainte", a annoncé lundi son avocat David Koubbi.

11h05 : Tests ADN pour Strauss-Kahn. Selon le New York Post, DSK a été amené à la sortie du commissariat au Kings County Hospital à Brooklin pour y subir de nouveaux tests ADN, notamment pour chercher sur sa peau, ses cheveux ou sous ses ongles des traces de la lutte qu'il aurait mené avec la femme de chambre, selon les accusations de cette dernière.

10h35 : Pour Juppé, l'"événement est de très grande portée". Le ministre des Affaires étrangères et maire de Bordeaux estime que l'arrestation de DSK "est très certainement un événement de très grande portée" pour "lui-même et sa famille, ensuite pour le parti socialiste et également pour l'image de la France au Fonds monétaire international" (FMI) dont Dominique Strauss-Kahn est le directeur général.

10h29 : Les primaires au PS "aux dates prévues". Les dates des primaires du PS ne changeront pas, avec dépôt des candidatures du 28 juin au 13 juillet et premier tour le 9 octobre malgré l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn, affirme le numéro 2 du PS Harlem Désir. Le PS n'est"ni décapité, ni affaibli", a-t-il ajouté.

10h16 : La caution pourrait atteindre des millions de dollars. La caution demandée par le juge pourrait atteindre plusieurs millions de dollars, selon le New York Times. Mais dans le système judiciaire américain, les prévenus ne sont pas tenus de verser la somme dans sa totalité.

10h10 : La femme de chambre a droit "à la présomption de victime". Clémentine Autain, ex-adjointe du maire de Paris et figure de la gauche radicale, appelle à avoir "une pensée" pour la femme de chambre new-yorkaise au coeur de l'affaire DSK, qui doit bénéficier de la "présomption de victime", tout comme le patron du FMI de "la présomption d'innocence".

09h20 : Duflot demande la "justice" pour DSK et la jeune femme. La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts souhaite sur BMFTV-RMC "la justice pour la jeune femme qui a porté plainte pour des faits qui, s'ils sont avérés, sont très graves. La justice pour Dominique Strauss Kahn qui bénéficie de la présomption d'innocence".

09h04 : Eva Joly parle de "cauchemar". L'ancienne juge, candidate à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts pour 2012, souligne "la violence" des images montrant Dominique Strauss-Kahn sortant menotté du commissariat d'Harlem à New-York sur France Info. "C'est un drame, c'est un cauchemar, et j'espère que nous allons nous réveiller de ce cauchemar", déclare la responsable écologiste appelant à "une grande prudence" face aux accusations dont fait l'objet le directeur général du FMI.

08h36 : Copé invite l'UMP "à la mesure". "J'ai été comme tous les Français très impressionné par l'annonce de cette nouvelle", déclare le secrétaire général de l'UMP sur Europe 1. Invité de Jean-Pierre Elkabbach, Jean-François Copé a assuré avoir "contacté, dès dimanche, un certain nombre de (ses) amis de la direction de l'UMP pour les inviter à faire preuve de beaucoup de mesure, de retenue, voire de silence".



Copé : "on pense à l'image de la France"par Europe1fr

08h15: Des images d'une "cruauté insoutenable". Le député PS de l'Essonne Manuel Valls estime sur RTL que les images de Dominique Strauss-Kahn, inculpé pour tentative de viol, sortant menotté du commissariat de Harlem à New-York était d'"une cruauté insoutenable".

08h14 : L'euro était en légère baisse face au dollar. A 8h, la monnaie unique européenne valait 1,4098 dollar, contre 1,4108 dollar vendredi soir. Les investisseurs craignent que l'arrestation du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, durant le week-end à New York, complique les efforts pour régler la crise de la dette en zone euro.

08h10 : "Ça paraît tellement gros". Pour le député-maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi, il faut "se battre pour que Dominique Strauss-Kahn retrouve son honneur", a-t-il assuré sur Europe 1. Pour ce proche de DSK, le patron du FMI "est surtout engagé dans le combat pour la vérité et son honneur". François Pupponi a estimé que cette affaire, "ça paraît tellement gros".

08h06 : "La victime, c'est la France. La ministre de l'Ecologie a estimé lundi sur Canal+ que les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn inculpé pour tentative de viol, étaient "très graves". Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, la "victime avérée, c'est la France".

07h15 : Contre-attaque à venir des proches de DSK. Selon les informations du buzz politique d'Europe 1, les réseaux parisiens de Dominique Strauss-Kahn devraient tenter d'organiser une riposte et une déclaration publique ou une conférence de presse pourraient avoir lieu lundi après-midi ou mardi, mais tout dépendra de la décision du juge et de ce que diront les avocats de DSK.

07h00 : "Le Pen va gagner des points". "Marine Le Pen peut encore gagner des points dans l'opinion car cette affaire accrédite aussi l'idée que les hommes politiques sont à part, sont répréhensibles et ne sont pas exemplaires," a analysé Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, sur Europe 1. "Celui qui montait depuis plusieurs semaines, à l'évidence c'était François Hollande. Si jamais DSK était empêché, on pourrait se dire que François Hollande aurait une dynamique qui pourrait être relancée, mais aussi que Martine Aubry devrait être candidate lors des primaires et qu'on s'acheminerait vers un affrontement Hollande-Aubry pour les primaires", a-t-il poursuivi.

06h22 : L'affaire Dominique Strauss Kahn est "un suicide politique". Pour Roger Cohen, éditorialiste à l'International Herald Tribune et au New-York Timesinterrogé sur Europe 1, le journaliste a jugé "qu'ici l'accusation est tout à fait grave, c'est une accusation de viol". Pour Roger Cohen, "il est très difficile d'imaginer que DSK pourrait s'en sortir" car "il y a déjà eu l'histoire avec l'économiste hongroise pour laquelle il s'est excusé auprès du FMI et de sa femme". Et d'ajouter : "les Français vont se poser des questions".

06h10 : DSK a permis, lui-même, aux policiers de le retrouver. Le patron du FMI a fourni lui-même les renseignements qui ont permis à la police de l'interpeller à l'aéroport Kennedy de New York. Dominique Strauss-Kahn a appelé son hôtel pour qu'on lui fasse porter un téléphone portable qu'il avait oublié.

05h40 :DSK n'a pas d'immunité diplomatique. Le directeur général du Fonds monétaire international ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique face aux accusations d'agression sexuelle qui pèsent contre lui, a déclaré dimanche un porte-parole de la police de New York.

05h06 : DSK quitte le commissariat. C'est menotté que DSK a quitté le commissariat de Harlem, à New York. Le président du FMi était vêtu d'un pardessus sombre. Il est monté à l'arrière d'une voiture de police banalisée pour une destination inconnue.

Sa sortie du commissariat en images :



DSK a accepté de subir un examen médicalpar BFMTV

04h39 :DSK va se défendre "vigoureusement". L'un des avocats de Dominique Strauss-Kahn a annoncé que son client allait se défendre "vigoureusement" contre les accusations de tentatives de viol qui sont portées contre lui et a accepté de nouvelles analyses de la police.

04h18 : Nouveau mandat de recherche d'ADN. La police de New York a obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, accusé d'agression sexuelle, à la recherche de nouvelles traces d'ADN, a indiqué dimanche un porte-parole de la police.

04h07 : DSK ne se rendra pas au tribunal dimanche soir. Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont affirmé que le patron du FMI ne viendrait pas au tribunal dimanche soir, où il devait rencontrer le juge, selon les informations recueillies par Jean-Philippe Balasse, correspondant d'Europe 1 à New York. Sa comparution a été repoussé à lundi.

03h47 : Bouleversement au FMI. Le FMI repousse à lundi sa réunion du Conseil d'administration sur DSK, en attendant les développements de l'enquête à New York.

03h03 :L'audience est suspendue. Selon les informations du correspondant d'Europe 1 à New York, Jean-Philippe Balasse, l'audition est suspendue et ne devrait pas reprendre avant 4h15, heure de Paris.

02h27 : L'audition retardée. Selon le Wall Street Journal, l'audition de DSK a été retardée pour permettre aux enquêteurs d'obtenir l'autorisation d'examiner le patron du FMI, pour détecter la présence éventuelle de blessures, ou d'ADN de la plaignante.

00h30 : Les avocats de DSK au tribunal. William Taylor et Benjamin Brafman, les avocats de Dominique Strauss-Kahn, qui doit comparaître dimanche devant un juge de New York, sont arrivés au tribunal, selon les informations d'Europe 1, transmises par notre correspondant à New York, Jean-Philippe Balasse.

00h00 : Le procureur est une femme. Selon les informations de Jean-Philippe Balasse, correspondant d'Europe 1 à New York, le procureur chargé de l'affaire DSK est une femme.

23h51 : La victime a formellement identifié DSK. La femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle l'a formellement identifié dans le commissariat, selon un porte-parole de la police.

Affaire DSK : retrouvez le déroulement des 24 heures précédentes sur Europe1.fr.