La France veut un nouveau Premier ministre britannique rapidement

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La France veut un nouveau Premier ministre britannique rapidement
Jean-Marc Ayrault@ SERGEI SUPINSKY / AFP
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Vendredi, l'actuel premier ministre, David Cameron, avait annoncé qu'il quitterait son poste en octobre. 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé samedi à Berlin à ce qu'un nouveau Premier ministre britannique soit désigné au plus vite pour remplacer David Cameron après la victoire du Brexit.

"Quelques jours". "Il faut désigner un nouveau Premier ministre, cela prendra quelques jours, a-t-il dit après une rencontre avec ses homologues des cinq autres Etats fondateurs de l'Union européenne (Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg). ll en va des intérêts des Britanniques comme des Européens à ce qu'on ne laisse par une période d'incertitude qui aura des conséquences financières, qui peut avoir des conséquences économiques, qui peut avoir des conséquences politiques". "Nous respectons la Grande-Bretagne, nous respectons le vote de son peuple, qui est un grand peuple - même si nous le regrettons - mais nous demandons à ce que l'Europe aussi et les 27 autres soient respectés", a ajouté Jean-Marc Ayrault.

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi qu'il laisserait le soin à son successeur, qui devrait être désigné en octobre, d'invoquer l'article 50 qui déclenchera jusqu'à deux ans de négociations sur la sortie de son pays de l'UE.

Les pays fondateurs de l'UE veulent acter la sortie de Londres au plus vite 

Les six Etats fondateurs de l'Union européenne ont réclamé samedi que le Royaume-Uni engage "le plus vite possible" la procédure de sortie de l'Union européenne. "Nous disons ici, ensemble, que ce processus doit commencer aussi vite que possible pour qu'on ne se retrouve pas embourbé", a dit à Berlin Frank-Walter Steinmeier, encadré de ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg). "Nous devons avoir la possibilité de nous occuper de l'avenir de l'Europe", a-t-il ajouté réclamant la mise en oeuvre de l'article 50 du traité de Lisbonne, soit la clause de retrait volontaire et unilatérale de l'UE.