La France condamne fermement l'attentat en Mauritanie

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La France condamne fermement l'attentat en Mauritanie
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"Il n'est pas certain que ce soit directement la France qui soit visée", selon Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération.

Un kamikaze s'est tué en faisant exploser la ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui samedi soir à Nouakchott en Mauritanie près de l'ambassade de France. Deux Français, deux gendarmes affectés à la sécurité de l'enceinte diplomatique et qui revenaient d'une séance de sport, ont été légèrement blessés par des éclats et par le souffle de l'explosion. Ils ont passé la nuit dans un hôpital en observation. Une Mauritanienne a également été traitée brièvement aux urgences.

L’attentat a eu lieu dans une rue située entre l'ambassade de France et l'ambassade de Libye. Une source policière, requérant l'anonymat, a assuré que le kamikaze était un Mauritanien, "né en 1987 à Nouakchott", qui a été "formellement identifié comme un membre de la mouvance jihadiste". "C'est un élément que nous recherchions, il était dans le collimateur des services de sécurité" a assuré un responsable policier, ajoutant: "il serait rentré sur le territoire mauritanien il y a seulement dix jours".

"La France condamne avec la plus grande fermeté l'attentat", a déclaré dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères. Paris "exprime aux autorités mauritaniennes son entière solidarité face à cet acte de terrorisme", selon le ministère.

L'attentat n'a pas encore été revendiqué et "il n'est pas certain que ce soit directement la France qui soit visée", a déclaré Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération. Il a tout de même indiqué qu'à ses yeux l'attentat visait la fermeté, soutenue par la France, du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz contre Al-Qaïda. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert dimanche une enquête, ce qui est souvent le cas quand des Français sont victimes de faits terroristes à l'étranger.

La Mauritanie, cible d'attaques de la branche maghrébine d'Al-Qaïda, n'avait jamais été le théâtre d'attentats-suicides jusqu'à ce jour. L'analyse de Didier François sur ce qui a tout l'air d'être un nouveau procédé :



Cette attaque intervient un mois et demi après l'assassinat d'un Américain à Nouakchott, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Elle a lieu également trois jours après l'investiture de l'ex-général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz dans ses fonctions de président élu de la Mauritanie.