La décision de Trump ouvre "les portes de l'enfer", dit le Hamas

Jérusalem, Ahmad GHARABLI / AFP 1280
© Ahmad GHARABLI / AFP
  • Copié
avec AFP , modifié à
Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi que la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël ouvrait "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région".

Appel à "couper les liens". Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a estimé de son côté que le président américain Donald Trump avait "détruit" la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. Donald Trump a aussi "disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix", a ajouté Saëb Erakat devant des journalistes.

La Turquie juge cette décision "irresponsable". La Turquie juge quant à elle "irresponsable" la décision de Donald Trump. "Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

"Violation du droit international". La Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, a dénoncé comme "une violation du droit international" l'annonce faite par le président américain. "La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et le transfert de l'ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies", a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien.

Risque d'une "nouvelle intifada" selon l'Iran. Le ministère des Affaires étrangères iranien a enfin dénoncé dans un communiqué une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (...) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence".