La croissance chinoise est en berne

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La croissance chinoise est en berne
La croissance chinoise continue sa baisse. Au deuxième trimestre, elle est descendue à 7,6%, son plus bas niveau depuis trois ans.@ MAXPPP
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Elle est tombée à 7,6% au deuxième trimestre, chiffre le plus bas depuis la crise financière.

C'est la première fois, depuis trois ans, que la Chine enregistre une croissance si faible, à 7,6%. De 10,4% en 2010, elle est passée à 9,2% l'an dernier, puis à 7,8% durant la première moitié de cette année, a rapporté le Bureau national des Statistiques (BNS).

Ce chiffre n'est pourtant pas une surprise, puisqu'il est conforme à la prévision des analystes. Toutefois, il est le plus bas pour depuis les 6,6% de croissance enregistrés au premier trimestre 2009, lorsque les pays occidentaux étaient frappés de plein fouet par la crise économique et financière.

La Chine souhaite une reprise

L'inquiétude est de mise en Chine, malgré un chiffre de croissance loin de ceux connus par les pays européens. Le Premier ministre Wen Jiabao a tiré la sonnette d'alarme cette semaine en décrétant que "stabiliser la croissance" était "la tâche la plus urgente" pour son pays et ainsi d'éviter la spirale infernale de la baisse. L'objectif de croissance arrêté au mois de mars par le gouvernement est de 7,5% pour l'ensemble de l'année 2012. Ensuite, pour la période 2011-2015, il est de 7% par an.

Depuis un an et demi, la troisième puissance économique mondiale voit ainsi sa croissance ralentir. La Chine souffre de la crise qui touche l'Europe. Ce coup de frein "est principalement dû à la détérioration de l'environnement international, qui a réduit la demande étrangère" pour les produits chinois, a analysé le porte-parole du BNS, Sheng Laiyun. Les exportations vers l'Europe ont été particulièrement touchées.

Mais pas seulement. Le pays endure des difficultés notamment dans le secteur de l'immobilier. Le gouvernement chinois limite depuis deux ans le nombre d'appartements que les Chinois peuvent acheter, afin d'éviter la formation d'une bulle spéculative.

La banque centrale chinoise a pris des mesures

Des premières mesures ont été prises par la banque centrale chinoise. Afin de soutenir l'activité, elle a baissé par deux fois ses taux directeurs, début juin et début juillet, alors qu'ils n'avaient pas été revus à la baisse depuis décembre 2008. La banque centrale a d'autre part réduit les réserves obligatoires des banques à trois reprises, entre décembre et mai, pour leur permettre de prêter davantage.

Le ralentissement de la croissance en Chine n'est pas isolé en Asie. Singapour a ainsi annoncé vendredi que son économie s'est contractée de 1,1% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents. Et la Corée du Sud a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour cette année, à 3% contre 3,5% en avril.