La Corée du Nord publie des images d'un étudiant américain volant une affiche

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La Corée du Nord publie des images d'un étudiant américain volant une affiche
Otto Warmbier a été condamné à 15 ans de travaux forcé mercredi.
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L'étudiant a été condamné mercredi à 15 ans de travaux forcés, une condamnation que les Etats-Unis ont estimé "disproportionnée". 

La Corée du Nord a publié des images de vidéosurveillance montrant un étudiant américain en train de prendre une affiche politique dans un hôtel. Un "crime" qui lui a valu une condamnation à 15 ans de travaux forcés.

Une preuve pour Pyongyang. La séquence vidéo, très brève, prise dans une zone réservée au personnel de l'hôtel Yanggakdo International à Pyongyang, a été montrée comme élément de preuve mercredi au procès d'Otto Warmbier, selon la télévision nord-coréenne. La Maison-Blanche a accusé Pyongyang de se servir de l'étudiant comme pion politique, déclarant que sa condamnation était disproportionnée par rapport au délit commis.

Le vol non visible sur la vidéo. Sur les images de vidéosurveillance en noir et blanc, on voit le jeune homme de 21 ans, étudiant à l'Université de Virginie aux Etats-Unis, ôter l'affiche d'un mètre de long d'un mur et la poser au sol. L'affiche est ornée d'un slogan écrit en blanc sur fond rouge. Le message est partiellement masqué mais il semblerait que le slogan soit : "armons-nous solidement du patriotisme de Kim Jong-Il", père du dirigeant nord-coréen actuel Kim Jong-Un. Les images, publiées jeudi, ne montrent pas ce que fait Otto Warmbier après avoir retiré l'affiche. On ignore s'il a tenté de la faire sortir du pays. Il avait été arrêté le 2 janvier à l'aéroport alors qu'il s'apprêtait à quitter la Corée du Nord en même temps que les autres membres du voyage organisé auquel il participait.

Monnaie d'échange. Quatre jours plus tard, la Corée du Nord procédait à son quatrième essai nucléaire. Les tensions qui n'ont fait que redoubler depuis expliquent probablement la sévérité de la sentence rendue par la Cour suprême, estiment les analystes. La Corée du Nord s'est déjà servie dans le passé de la détention de ressortissants américains comme monnaie d'échange pour obtenir la visite de personnalités, comme les anciens présidents américains Jimmy Carter ou Bill Clinton.