La candidature palestinienne devant l’ONU

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La candidature palestinienne devant l’ONU
@ CAPTURE BFM
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Le Conseil de sécurité a débuté lundi l’examen de la demande formulée par Mahmoud Abbas.

La question de l’entrée de la Palestine comme Etat membre de l’ONU est officiellement posée lundi. Après les remous suscités par la demande de Mahmoud Abbas vendredi, le Conseil de sécurité s'est réuni pour enfin commencer à examiner la candidature -historique- palestinienne. Un examen qui devrait prendre plusieurs semaines.

Un "raccourci illusoire" pour Obama

La réunion des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU a débuté lundi soir. Les Etats-Unis ont d’ores et déjà prévenu qu’ils opposeraient leur veto si nécessaire. Barack Obama s’est justifié en qualifiant la demande palestinienne de "raccourci illusoire". "La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l'ONU", avait-il déclaré devant l'Assemblée générale. Mais Washington, membre permanent du Conseil, espère pouvoir éviter cette alternative, afin de ne pas ternir plus encore son image au Proche-Orient.

Les Palestiniens, eux, espèrent obtenir 9 voix sur 15 en leur faveur au Conseil de sécurité. C’est en effet le minimum requis pour que leur demande puisse faire l'objet d'une "recommandation" du Conseil à l'Assemblée générale de l'ONU, passage obligé pour que celle-ci se prononce par un vote à son tour. Un tel résultat obligerait les Etats-Unis à mettre leur veto.

Six membres approuvent la demande d'Abbas

Pour le moment, six pays membres ont dit qu’ils approuveraient la demande palestinienne : la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde, le Liban et l’Afrique du Sud. D'autres membres indécis ou n'ayant pas révélé leur position sont la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Portugal. La Colombie s'abstiendra.

En cas d’échec devant le Conseil de sécurité, la Palestine a déjà fait savoir qu’elle pourrait user de l'option d'un vote direct à l'Assemblée générale, où une majorité lui est acquise, et qui pourra leur conférer un statut intermédiaire amélioré d'"Etat observateur non membre". Une alternative qui avait été proposée par Nicolas Sarkozy, lors de son discours devant l’ONU mercredi.