La Belgique répond "favorablement" à la demande de la CPI d'accueillir le Congolais Bemba

  • A
  • A
La Belgique répond "favorablement" à la demande de la CPI d'accueillir le Congolais Bemba
L'ancien chef de guerre devenu vice-président avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison.@ Jerry Lampen / ANP / AFP
Partagez sur :

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba va être accueilli en Suisse, comme l'a demandé la Cour pénale internationale.

La Belgique a répondu "favorablement" à la demande de la Cour pénale internationale (CPI) d'accueillir Jean-Pierre Bemba. L'ex-dirigeant congolais, récemment acquitté par cette juridiction, et s'apprête à le recevoir dans les prochains jours, a annoncé jeudi son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, dans un communiqué.

Un visa de "court séjour". "Les autorités belges ont répondu favorablement à la demande de la Cour de permettre le séjour de Monsieur Bemba en Belgique, où réside sa famille, suite à sa mise en liberté provisoire. La décision a été communiquée à la Cour", a expliqué Didier Reynders. Le ministre a précisé que les démarches pratiques pour son séjour sur le sol belge seraient entreprises "dans les jours à venir". Jean-Pierre Bemba "a demandé un visa de type C, de court séjour", l'autorisant dans un premier temps à séjourner jusqu'à 90 jours en Belgique, a souligné une porte-parole du secrétaire d'Etat à la Migration Theo Francken. La demande est examinée par l'Office des étrangers, a ajouté cette porte-parole, Katrien Jansseune. 

Acquitté le 8 juin en appel. Selon des sources concordantes, l'épouse et les enfants de l'ancien chef de guerre congolais vivent à Rhode-Saint-Genèse, commune cossue située à 15 km au sud de Bruxelles, là même où il avait été arrêté le 24 mai 2008 à la demande de la CPI. Depuis la décision de la Cour de La Haye d'ordonner sa remise en liberté sous conditions mardi, Jean-Pierre Bemba restait toutefois sous sa surveillance en attendant le feu vert des autorités belges à une demande de séjour. Le 8 juin, il avait été acquitté en appel, à la surprise générale, deux ans après sa condamnation pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Des faits commis par sa milice en 2002 et 2003. Ancien riche homme d'affaires devenu chef de guerre puis vice-président, le Congolais avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.